Ligue 1 : l’équipe-type des joueurs que tout le monde a oubliés en 2016

C’est une première partie de championnat passionnante que nous ont offerte les vingt clubs de Ligue 1. Petit bilan à travers huit équipes-type de mi-saison.

Parce que sur But Football Club, nous savons que Noël est la période des cadeaux, ce n’est pas une mais huit équipes-type que nous vous offrons. Certaines répondent à un concept classique, d’autres se veulent plus décalées. Les voici :

– L’équipe-type de la phase aller
– L’équipe-pipe de la phase aller
– L’équipe-type des révélations
– L’équipe-type du mercato
– L’équipe-type des joueurs sous-estimés
– L’équipe-type des grands blessés
– L’équipe-type des joueurs qui vont péter un câble en 2017
– L’équipe-type des joueurs que tout le monde a oubliés

Pour notre dernière équipe-type, attardons-nous sur ces joueurs qui, sans être blessés, ont aujourd’hui totalement disparu de la circulation après avoir tenu un rôle important dans leur club ou été présentés comme de grands espoirs de notre championnat.

Notre onze est positionné en 4-3-3.

Gardien

Brice Samba (OM)

Lorsque le gardien de 19 ans atterrit sur la Canebière en janvier 2013, c’est précédé d’une flatteuse réputation. Son potentiel doit lui permettre, à terme, de succéder au phénomène Steve Mandanda, autre produit du centre de formation havrais. Aujourd’hui âgé de 22 ans, Samba n’a pas joué un match cette saison derrière Yohann Pelé…

Remplaçant : Mouez Hassen (OGC Nice).

Défenseurs centraux

 

Sylvain Armand (Stade Rennais)

Non, le joueur de 36 ans n’est pas parti à la retraite l’été dernier. On serait pourtant tenté de le croire tant son temps de jeu a diminué subitement. Encore aligné à 34 reprises la saison dernière en championnat, Armand ne s’est vu octroyer depuis le mois d’août que 66 minutes de jeu par Christian Gourcuff. Et si c’était l’année de trop ?

Lindsay Rose (FC Lorient)

Il y a deux ans, l’OL et les Girondins se livraient une féroce bataille pour attirer le stoppeur. Après un passage raté chez les Gones, le joueur de 24 ans ne parvient pas non plus à s’imposer en Bretagne, où il n’a pris part qu’à trois rencontres de championnat cette saison. Le SC Bastia pourrait lui offrir une nouvelle chance. La dernière ?

Remplaçants : Grégory Bourillon (Angers SCO), Doria (OM), Emanuel Mammana (OL), Cédric Mongongu (Montpellier HSC), Pablo (Girondins de Bordeaux), Stoppila Sunzu (LOSC), Dusan Veskovac (Toulouse FC).

Arrières latéraux

Wilfried Moimbé (FC Nantes)

Arrivé au mois de juillet 2015, le latéral gauche nantais s’était rapidement fait une place dans l’équipe alors entraînée par Michel Der Zakarian. Mais la deuxième année est parfois la plus difficile pour une recrue : comme René Girard, Sergio Conceiçao ne voit en Moimbé qu’un second choix (une seule titularisation en L1 cette saison).

Milan Gajic (Girondins de Bordeaux)

S’il ne passe pas pour l’entraîneur le plus tyrannique de l’Hexagone, Jocelyn Gourvennec n’hésite pas cependant à faire des choix forts et à s’y tenir. Tout comme Pablo, Pellenard ou Arambarri, c’est en réserve que Gajic a passé le plus clair de cette phase aller (trois apparitions). L’horizon paraît bloqué pour l’ancien grand espoir serbe.

Remplaçants : Dimitri Cavaré (Stade Rennais), Théo Pellenard (Girondins de Bordeaux), Mehdi Zeffane (Stade Rennais).

Milieux défensifs / relayeurs

Jérémy Clément (ASSE)

Tout va très vite en football. C’est un poncif, mais le milieu défensif des Verts le confirme. L’an passé, Clément faisait encore partie des hommes de base de Christophe Galtier. La volonté du technicien de renouveler son entrejeu n’a laissé au joueur de 32 ans que trois apparitions en Ligue 1 depuis le mois d’août. Un départ est souhaité.

Joao Moutinho (AS Monaco)

Après le départ de Falcao et James Rodriguez en 2014, l’international portugais était censé devenir le nouveau visage de l’ASM. Mais des prestations quelconques et, surtout, un jeu ne correspondant plus à celui pratiqué par son entraîneur Leonardo Jardim ont fait passer le joueur de 30 ans du statut de star à celui de joueur d’appoint.

Vincent Koziello (OGC Nice)

Avec treize apparitions au cours de cette phase aller, le milieu niçois reste le mieux loti parmi les joueurs de notre équipe-type. Son ascension n’en a pas moins subi un sérieux coup d’arrêt. Révélation du championnat la saison dernière, Koziello doit cette année se contenter des miettes derrière Wylan Cyprien et Jean-Mickaël Seri.

Remplaçants : Mauro Arambarri (Girondins de Bordeaux), Fabien Lemoine (ASSE), Steed Malbranque (SM Caen), Bill Tuiloma (OM).

Ailiers / meneur de jeu

Hervin Ongenda (PSG)

On reproche parfois au club de la capitale de ne pas donner leur chance aux jeunes. Il faut bien admettre toutefois que certains d’entre eux ne confirment jamais leur potentiel. Considéré il y a deux ans comme la nouvelle perle du PSG, Hervin Ongenda squatte désormais l’effectif dans le plus grand secret (aucun temps de jeu en Ligue 1).

Romain Alessandrini (OM)

Parce que son attachement au club phocéen est réel, on aimerait que l’ailier gauche parvienne enfin à y jouer un rôle. Mais quand ce ne sont pas les blessures, c’est une prestation ratée contre Monaco (0-4) fin novembre, à un poste inhabituel d’arrière latéral, qui le condamne à faire banquette. Il est peut-être temps d’aller voir ailleurs…

Remplaçants : Éric Bauthéac (LOSC), Christian Brüls (Stade Rennais), Benjamin Corgnet (ASSE), Saîf-Eddine Khaoui (OM).

Avant-centre

Jean-Philippe Mateta (OL)

On veut bien que la stratégie du club soit de le laisser s’aguerrir dans l’ombre avant d’être lancé dans le grand bain. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas avoir recruté un vrai remplaçant à Lacazette ? Et pourquoi avoir fait entrer Mateta contre Montpellier juste après sa signature, pour ne plus jamais lui donner sa chance ensuite ?

Remplaçants : Fernando Aristeguieta (FC Nantes), Alexy Bosetti (OGC Nice), Habib Habibou (Stade Rennais), Corentin Jean (AS Monaco), Gaëtan Perrin (OL), Florian Raspentino (SC Bastia).

JD