Ligue 1 : l’équipe-type des joueurs qui vont péter un câble en 2017

C’est une première partie de championnat passionnante que nous ont offerte les vingt clubs de Ligue 1. Petit bilan à travers huit équipes-type de mi-saison.

Parce que sur But Football Club, nous savons que Noël est la période des cadeaux, ce n’est pas une mais huit équipes-type que nous vous offrons. Certaines répondent à un concept classique, d’autres se veulent plus décalées. Les voici :

– L’équipe-type de la phase aller
– L’équipe-pipe de la phase aller
– L’équipe-type des révélations
– L’équipe-type du mercato
– L’équipe-type des joueurs sous-estimés
– L’équipe-type des grands blessés
– L’équipe-type des joueurs qui vont péter un câble en 2017
– L’équipe-type des joueurs que tout le monde a oubliés

Place à une équipe-type décalée, celle des joueurs qui, en raison de leur caractère instable ou de leur situation sportive, risquent de péter un câble en 2017…

Gardien

Kevin Trapp (PSG)

Unai Emery l’a sorti de l’équipe sans raison apparente mi-septembre, pour imposer Alphonse Areola. Lequel, médiocre en fin d’année, a pourtant conservé sa place contre vents et marée. Le technicien basque s’est résigné à relancer Trapp contre Lorient le 21 décembre. Mais comment celui-ci réagira-t-il en cas de nouvelle mise à l’écart ?

Défenseurs centraux

Doria (OM)

S’il y a bien quelqu’un, sur la Canebière, qui regrette le remplacement de Franck Passi par Rudi Garcia sur le banc, c’est lui. Jamais utilisé par Marcelo Bielsa lors de sa première saison à l’OM, le stoppeur brésilien pensait avoir trouvé avec « El Local » un coach qui lui ferait confiance. Hélas, Garcia l’a renvoyé d’emblée sur la touche.

Milan Bisevac (FC Metz)

Son éphémère séjour à la Lazio ne l’a pas changé. Le stoppeur serbe est revenu tel qu’on l’avait connu : rugueux, pour ne pas dire violent. Sur la pelouse de Caen lors de la 18e journée, Bisevac a écopé d’un carton rouge pour avoir frappé un adversaire. Verdict : six matches de suspension. Pas sûr pourtant que cela suffise à le calmer…

Arrières latéraux

Julian Palmieri (LOSC)

Recruté presque par défaut après que Frédéric Antonetti en a dans un premier temps repoussé l’arrivée, l’ancien Bastiais, pas toujours titulaire, laisse parfois apparaître une certaine frustration, évoquant même ouvertement un départ. Les nouveaux dirigeants du club pourraient ne pas lui laisser le choix et lui indiquer la sortie. Vexant.

Serge Aurier (PSG)

Depuis un an, l’arrière droit a surtout fait parler de lui sur le plan extra-sportif : ses insultes sur Périscope, son accrochage avec un policier… Aurier demeure l’un des meilleurs latéraux de Ligue 1 mais sa réputation, désormais, est celle d’un joueur « à risques » dont tout le monde guette le prochain écart. C’est injuste, mais c’est ainsi.

Milieux défensifs / relayeurs

Sergi Darder (OL)

On ne peut pas dire que le milieu de terrain espagnol soit du genre patient. À peine était-il relégué sur le banc que son agent brandissait déjà la menace d’un départ. Les choses risquent hélas de ne pas s’améliorer pour Darder, barré par Maxime Gonalons et Corentin Tolisso dans le 4-2-3-1 adopté par Bruno Genesio en fin d’année.

Rio Mavuba (LOSC)

Florent Balmont parti, le capitaine nordiste fait un peu figure de dernier des Mohicans dans l’effectif nordiste. Blessé en fin d’année, Mavuba a vu le duo formé par Ibrahim Amadou et Younousse Sankharé s’imposer dans l’entrejeu. Acceptera-t-il ce qui ressemble à une mise à l’écart progressive ? Balmont, lui, a préféré quitter le navire…

Ailiers

Jérémy Ménez (Girondins de Bordeaux)

Capables de coups de génie comme de coups de sang, l’attaquant bordelais ressemble surtout un coup pour rien. Décevant dans le jeu et sur le plan statistique, Ménez s’est laissé gagner par la frustration en étant bêtement exclu à Montpellier (18e journée). On craint sa réaction si Jocelyn Gourvennec se hasarde à le sortir de l’équipe.

Hatem Ben Arfa (PSG)

Il fut un temps où le meneur de jeu aurait craqué depuis longtemps. Sorti de l’équipe en septembre, simple remplaçant depuis, Ben Arfa a réagi de la meilleure façon en se réfugiant dans le travail. Arrivera-t-il à tenir ses nerfs ? On peut en douter, Unai Emery donnant parfois l’impression de tout faire pour que resurgisse l’ancien HBA…

Attaquants

Mario Balotelli (OGC Nice)

Cinq mois sans la moindre frasque, c’était trop pour le fantasque Mario, exclu après un mauvais geste lors de la 18e journée à Bordeaux (0-0). Ses stats (8 buts en neuf apparitions) ont déjà transformé sa venue en succès. Mais on sent qu’il suffirait d’un rien pour que l’international italien ne nous refasse une de ses « balotellades »…

Eder (LOSC)

Les plaisanteries les moins longues sont les meilleures. Chose que les supporters de l’Hexagone ignorent visiblement. Si les sifflets adressés au bourreau de l’équipe de France semblaient de bonne guerre en début de saison, le fait qu’ils perdurent commence à irriter sérieusement l’international portugais, autant que son coach.

JD