OM : l’ultime chance marseillaise d’éviter les sanctions du FPF

S’il veut éviter que l’UEFA ne lui cogne trop fort dessus dans le cadre de son fair-play financier, l’OM va devoir mettre en place un business modèle sérieux et sécurisé.

Payant le déficit des années Louis-Dreyfus ainsi que les lourds investissements réalisés à l’hiver 2017 pour reconstruire l’équipe, l’Olympique de Marseille négocie actuellement avec l’UEFA que ses sanctions liés au fair-play financier ne soient pas trop lourdes sur les années à venir. Une démarche amorcée par la direction du club comme l’avait fait savoir Jacques-Henri Eyraud il y a quelques jours.

L’OM hors des clous, obligé de prendre les devants

Avocat privé, spécialisé dans la juridiction du sport et dans le fair-play financier, Christopher A.Flanagan s’est exprimé sur Football Club de Marseille, livrant les dessous de la démarche « d’accord volontaire » mise en place par l’OM. Une démarche qui « permettent aux clubs de s’éloigner des standards du seuil de rentabilité demandé par le Fair-play financier, et donc par conséquent de subir des pertes plus larges que celles normalement acceptées » et autorisée dans le cadre d’un « changement significatif de propriétaire ».

« L’accord volontaire », une stratégie à double tranchant !

Reste que le projet devra être suffisamment bien ficelé et présenté pour convaincre le gendarme européen : “Comme l’a prouvé le cas récent de l’AC Milan, il n’y a aucune certitude que l’UEFA accepte la proposition d’un accord volontaire si elle n’est pas convaincue par les éléments qui lui sont soumis (…) Comme l’UEFA l’a prouvé avec le Milan, elle n’acceptera pas de propositions insatisfaisantes.” Charge donc aux équipes de Jacques-Henri Eyraud de présenter un business modèle « stable et durable » sur le papier.

Arnaud Carond