PSG – OL (2-1) : la preuve par 3 que Paris n’est pas guéri

Si le Paris Saint-Germain a battu l’Olympique Lyonnais (2-1) ce dimanche soir et que les Franciliens restent en course pour le titre avec Monaco, le traumatisme de Barcelone n’est pas encore digéré. La preuve.

Une entame tragique

Si Paris a retourné la partie en six minutes entre la 34e et la 40e, le club francilien – très friable sur corner défensif ce dimanche – aurait pu se retrouver mené 2-0 avant la 10e minute de jeu. En effet, en plus du but d’Alexandre Lacazette où la défense est totalement aux fraises sur le premier duel (Rafael) et au second poteau, Mouctar Diakhaby a aussi gagné son duel offensif à la 8e minute, obligeant Trapp à détourner de manière heureuse le ballon qui est allé mourir au poteau défendu par Maxwell. Chanceux.

Une deuxième période contre nature

Aucun rythme, pas de volonté d’enfoncer un OL pourtant émoussé de son choc européen à Rome… Paris n’a pas appuyé le clou de sa bonne fin de première période. Si les hommes d’Unai Emery ont tenté de procéder en contre pour inscrire un troisième but, on a surtout vu un Lyon « jouer à la baballe » lors du second acte et tourner autour de la défense francilienne. Heureusement que la bande à Genesio manquait d’imagination…

Cavani, deux matches sans marquer

C’est la première fois que ça lui arrive cette saison. Buteur à Barcelone, le Matador uruguayen n’a pas marqué à Lorient comme il n’a pas marqué au Parc ce dimanche soir face à Lyon. Plus embêtant, le meilleur buteur de Ligue 1 ne s’est pas créé la moindre occasion franche, restant figé à 27 buts cette saison. Alexandre Lacazette lui a repris un but.

Si Pastore avait été là à Barcelone…

Avec des « si » on peut rejouer la tragédie du Camp Nou. En attendant, par sa prestation et son rayonnement sur le jeu, Javier Pastore a rappelé combien il avait manqué à Barcelone et combien son toucher de balle aurait pu ramener de la sérénité dans une fin de match où Paris a bafoué son football. Ce dimanche, Pastore a encore été excellent, à l’impulsion des deux buts franciliens. L’homme du match assurément.

Arnaud Carond