ASSE – Chronique Verte : A n’y rien comprendre

Chaque semaine, Benjamin Danet, supporter invétéré de l’ASSE et directeur général des Editions But!, vous donne son sentiment sur l’actualité des Verts.

« La saison 2017-2018 nous aura déjà réserve d’ahurissantes surprises, sans qu’on en soit à l’heure du bilan et des inévitables conclusions. 3 victoires d’entrée, une place dans les hauteurs du classement deux mois durant, puis un long et douloureux trou d’air avec d’humiliants revers en série, que ce soit face à l’OL, l’AS Monaco ou l’Olympique de Marseille. Un entraineur paraît-il génial, adepte du pressing tout terrain et du made in Barca, salué pour son style et qui part ensuite comme un voleur et confirme son véritable niveau dans le championnat grec. Un mercato d’été pléthorique et (vite) considéré comme catastrophique devant la faiblesse constatée de divers éléments. L’absence totale de latéraux de qualité, soulignée des semaines et des semaines, avant que l’ASSE se décide (enfin) à recruter un joueur digne de ce nom (Debuchy). Et qui, lui, affiche d’attendues qualités.

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Un classement désastreux, flirtant même avec la zone de relégation avant de se rendre compte que notre club n’est à qu’à cinq petits points de la 6e place qui, comme souvent, pourrait être synonyme de Ligue Europa la saison prochaine. Un trio d’entraîneurs improbable avec un numéro 1, Julien Sablé, qui passe en 3, doublé par un adjoint, Jean-Louis Gasset, et un autre adjoint, Ghislain Printant. Un Gasset, justement, au carnet d’adresses taille XXL qui, en quelques coups de téléphones, ramène à Sainté une kyrielle d’internationaux pour un mercato d’hiver que personne n’espérait.

Si notre maintien se jouera face aux modestes, l’entretien du rêve, et d’une folle remontada, s’effectuera face aux costauds

A ce rythme-là, on ne sait plus à quoi s’attendre lors de cette seconde partie de saison. Plus de Coupes nationales, ça c’est fait. Ce que notre club a cherché en bradant la Coupe de France. Plus de podium, non plus, et c’est logique au vu de l’écart abyssal qui demeure entre le jeu proposé par le PSG, l’OL ou l’OM et celui des Verts. Vendredi, et ça tombe plutôt bien, c’est justement l’OM qui se pointe dans le chaudron. Qu’on se rassure, l’irrationnel et l’insensé seront encore bien présents avec l’impossibilité pour Rémy Cabella de disputer la rencontre. La faute, paraît-il, à une clause du contrat de prêt qui confirme les (tristes) us et coutumes du foot moderne. Pour l’issue du match, beaucoup plus compliqué d’émettre une opinion. Thauvin, Germain, Payet , Luiz Gustavo, c’est en effet du lourd, au même titre que Subotic, Debuchy, M’Vila et Ntep. Seule certitude, si notre maintien se jouera face aux modestes, l’entretien du rêve, et d’une folle remontada, s’effectuera face aux costauds. Et ça commence dès demain soir dans un chaudron qui, lui-aussi, n’y comprend plus rien. »

B.D.