ASSE : Julien Sablé, pourquoi ça peut durer sur le banc des Verts

Dix ans après avoir quitté l’ASSE pour poursuivre sa carrière de joueur au RC Lens, puis à Nice et à Bastia, Julien Sablé est le nouvel entraîneur de l’ASSE. Et pourrait bien le rester.

Il a le soutien des présidents

C’est Roland Romeyer qui a propulsé Julien Sablé à la tête de l’équipe première, comme il l’avait fait six mois plus tôt pour faire de l’ancien milieu de terrain le successeur de Bernard David à la tête du centre de formation. Et “Juju” peut aussi compter sur le soutien de Bernard Caiazzo, qui a toujours apprécié sa personnalité.

Le public est derrière lui

Sablé a disputé 530 matches dans sa carrière de joueur, dont 342 sous le maillot vert (12 buts). Vainqueur de la Coupe Gambardella, champion de France de D2, il a porté le brassard de capitaine pendant plusieurs saisons, avec comme marque de fabrique une combativité exemplaire. Sablé a toujours mouillé le maillot et à “Sainté”, on sait ce que c’est que la reconnaissance du ventre.

Les cadres du vestiaire l’apprécient

Julien Sablé a été le capitaine de Loïc Perrin au moment où celui-ci débutait au plus haut niveau. Il a aussi joué avec Jessy Moulin. Ces deux cadres du vestiaire vert le tiennent en haute estime. Et il est également apprécié de Stéphane Ruffier, mais aussi des jeunes qui l’ont connu au centre de formation (Ronaël Pierre-Gabriel, Jonathan Bamba, Habib Maïga, Kenny Rocha Santos, Erin Pinheiro, Anthony Maisonnial, etc).

Il connaît le club par cœur

Oscar Garcia n’aurait pas pris la dimension de ce qu’est l’ASSE, aux dires de Roland Romeyer. L’argument ne pourra pas tenir pour Julien Sablé ! Ce club, l’ancien n°27 le connaît par cœur. Il en connaît tous les rouages, toute les composantes, toute la complexité, diront certains. Ce club, cet univers, c’est sa maison. C’est son chez lui. Et maintenant, c’est lui le patron.

C’est un leader

Sablé avait tout juste 20 ans quand il s’est vu confier le brassard de capitaine. Les responsabilités, il connaît. Ses qualités de meneur d’hommes sont mises en avant par ses anciens coaches, ses anciens coéquipiers. Les jeunes qu’il a eu sous ses ordres à l’ASSE ne tarissent pas d’éloges eux non plus. “Juju” va être confronté pour la première fois en tant que coach à un vestiaire pro, avec les égo qu’il peut y avoir. Mais des vestiaires pros, l’ancien international Espoirs (12 sélections) en a fréquentés pendant 16 ans, tout au long de sa carrière de joueur. Une carrière au cours de laquelle il a connu des coachs de caractère comme Frédéric Antonetti ou Robert Nouzaret, dont il va certainement s’inspirer.

Laurent Hess, à Saint-Étienne