ASSE : les 2 satisfactions et les 2 angoisses de la victoire à Dijon (1-0)

Grâce à un but de Jordan Veretout, l’AS Saint-Etienne a mis fin à quatre matches de Ligue 1 sans succès sur la pelouse de Dijon (1-0). Voici ce qu’on retiendra de ce succès difficile :

Les bonnes nouvelles :

Veretout, un exploit salvateur avant la trêve

Si l’ASSE – revenue à deux points de l’OM et de Bordeaux – peut encore rêver d’Europe, elle le doit à son milieu de terrain. Auteur de l’unique but de la partie sur un exploit individuel conclu d’une frappe du pointu, Veretout a sorti les Verts d’un match pénible (78e). Il faudra à un moment donné que la direction s’active pour transformer son prêt en transfert car l’ancien Villan est aujourd’hui le patron du milieu ligérien.

RPG assure en l’absence de Malcuit

Avec l’absence annoncée « pour plusieurs semaines » de Kévin Malcuit, l’ASSE s’est sans doute trouvé son titulaire au poste de latéral droit avec RPG. Au stade Gaston Gérard, le gamin a été très bon, remportant de nombreux duels et amenant de la percussion au jeu offensif de Saint-Etienne. C’est notamment lui qui a mis le premier à contribution Baptiste Reynet (43e).

Les mauvaises nouvelles :

La sortie sur blessure de Loïc Perrin

Même s’il était diminué physiquement, Loïc Perrin a tenu son rang durant 58 minutes, s’affichant encore parmi les meilleurs Verts sur le pré. S’il a été battu au duel aérien par Julio Tavares sur le poteau dijonnais (25e), le capitaine stéphanois a rendu une copie sans faute le reste du temps, livrant un gros duel face au remuant Loris Diony. On l’a aussi beaucoup vu dans la surface adverse en première période. Autant dire que sa blessure au genou est source d’inquiétude sur la fin de saison…

La prestation fantomatique de Robert Beric

Buteur face au FC Metz, le Slovène avait rassuré sur son état physique lors du dernier match. A Dijon, Beric n’a pas existé jusqu’à son remplacement par Fabien Lemoine. En même temps, ce fut difficile de le faire puisqu’il a été sevré de bons ballons… Dos au but, il s’est cantonné à deux ou trois déviations pour ses partenaires. Bien trop peu pour un joueur censé être le « Monsieur plus » offensif. Après, le buteur ligérien n’est pas le seul fautif : Kévin Monnet-Paquet, Romain Hamouma et surtout Henri Saivet ayant été très décevants.

Arnaud Carond