ASSE – OL (0-5) : Fekir, banderole « La Haine »… Stéphane Guy livre son ressenti

Commentateur du derby houleux qui opposait l’ASSE et l’OL dimanche dernier, Stéphane Guy revient sur les tensions ayant émaillé la rencontre.

Il fut malgré lui l’un des acteurs de la polémique qui a suivi le derby ASSE – OL (0-5) dimanche dernier à Geoffroy-Guichard. Stéphane Guy, qui commentait le match pour Canal+, avait immédiatement condamné la célébration de Nabil Fekir, « coupable » d’avoir brandi son maillot devant les supporters des Verts. Un geste qui devait conduire à l’envahissement du terrain.

« Aujourd’hui, je pense encore que Fekir n’aurait pas dû faire ça »

Interrogé par le site de So Foot, le journaliste considère toujours, bien qu’avec un peu plus de nuances, que l’attaquant rhodanien aurait pu s’abstenir.

« Aujourd’hui, je pense encore que Fekir n’aurait pas dû faire ça, ce qui ne veut pas dire qu’il doit prendre douze matchs de suspension, hein. J’ai réagi sur l’instant : au moment où il enlève son maillot, je sens un danger immédiat, je sens qu’il va se passer un truc et il se passe un truc. Je n’ai pas le temps à ce moment-là de savoir s’il y a un lien entre le geste de Fekir et l’envahissement de terrain. L’émotion de Fekir sur l’instant, je la partage même à 1000%, et je ne suis ni juge ni censeur. Le commentateur est le prescripteur et quand tu es au stade, tu respires la chose différemment : aujourd’hui, les stades sont des cocottes-minute. Il y a eu des drames dans le foot et il y aura des drames dans le foot. Ou alors, il faudra faire autre chose en matière de sécurité que ce qu’on a vu à Saint-Étienne. »

« Un hommage à Kassovitz ? J’y crois moyen… »

Stéphane Guy n’épargne pas pour autant les supporters de l’ASSE, dont la banderole d’avant-match a selon lui attisé le climat tendu de la rencontre.

« Que dans un stade de foot, en France, on laisse un tifo énorme avec écrit La Haine se déployer… Est-ce que les gens se rendent compte ? C’est invraisemblable. On peut dire que c’est un hommage à Kassovitz, mais j’y crois moyen. »

Sylvain Opair