ASSE : Robert Beric se livre sur sa première expérience ratée chez les Verts

Alors qu’il est de retour du côté de l’ASSE cet hiver, Robert Beric s’est confié quant à ses périodes difficiles chez les Verts mais aussi sur les conditions de son retour. 

Après avoir été mis au placard par Anderlecht durant 4 mois (6 matchs, 1 titularisation, aucun but), Robert Beric a fait son retour à l’ASSE cet hiver. L’occasion pour lui et quelques uns de ses proches de faire le point dans le quotidien L’Equipe sur sa situation, son échec à Anderlecht ou encore sa nouvelle intégration au vestiaire stéphanois. Morceaux choisis.

Sur sa simplicité

Selon les dirigeants stéphanois, et notamment Dominique Rocheteau, Robert Beric est quelqu’un d’exceptionnel. « Je vais être dithyrambique. Robert, c’est une crème qui fait l’unanimité dans le club. Quand il est parti en prêt cet été, on l’a senti très affecté car c’est un sensible ». Pour son agent, Amir Ruznic, il est même « le fils que toutes les mamans aimeraient avoir ». 

Sur son adaptation au « nouveau » vestiaire des Verts

Alors qu’il loge encore dans un hôtel en attendant de trouver un nouvel appartement, Robert Beric semble ne pas avoir de soucis d’adaptation depuis son retour à l’ASSE. « Je ressens la même chose qu’il y a trois ans à la différence que lorsque je suis revenu dans l’équipe, c’était comme si je n’étais jamais parti. Rien n’a vraiment changé, j’ai été super bien accueilli. Les gars m’ont chambré, ils m’ont demandé si j’étais parti en vacances les quatre derniers mois (rires) ». 

Sur sa relation avec Oscar Garcia

L’été dernier, après une saison mitigée (9 buts toutes compétitions confondues), pas grande monde ne l’a vraiment retenu du côté de l’ASSE. Et encore moins Oscar Garcia, alors nouveau coach des Verts. « A la fin de notre conversation, qui a été longue, j’ai compris qu’il ne compterait pas sur moi. Le coach m’a mis à l’écart, je n’ai pas joué une seconde. Et trois semaines après cette discussion, rien n’avait changé. C’était un message qu’il m’envoyait », affirme Robert Beric. Son agent, Amir Ruznic a tout de suite vu compris la nécessité de quitter l’ASSE. « Il savait qu’il ne jouerait pas. On a donc opté pour Anderlecht. Mais si on avait su que cela se passerait ainsi, jamais il ne serait allé là-bas ».

Sur sa période difficile à Anderlecht

Alors qu’il a passé la grande partie de son temps sur le banc, Robert Beric n’a jamais renoncé à y croire et à se battre. En effet, selon Sofiane Hanni, son coéquipier à Anderlecht, loue sa détermination : « Il y a bien une chose qu’on ne pourra jamais lui reprocher, c’est qu’il n’a jamais lâché. Il réalisait de superbes entrainements. On ne faisait pas beaucoup de jeu, donc c’est difficile de le juger sur ce plan. Mais dans les exercices devant le but, dans la finition, c’était le meilleur. Il était dans une situation frustrante mais il se donnait à fond quand on faisait appel à lui. J’en ai vu des gars mis à l’écart qui lâchaient ou qui influençaient le vestiaire, pas lui. Franchement c’est un bon gars qui n’a pris la tête à personne ». 

Sur son premier but depuis 8 mois

Auteur de l’ouverture du score face aux crocodiles nîmois (0-2) en Coupe de France, Robert Beric a retrouvé le chemin des filets après 8 mois sans marquer. « Evidemment qu’on se pose des questions. Vous pouvez être prêt physiquement, mentalement, mais devant le but vide, vous vous ratez. Et, à l’inverse, parfois vous frappez et tout rentre ». 

Charlie COURRENT