ASSE – Stade Rennais (2-2) : pourquoi les Verts ont quand même gagné un point

L’AS Saint-Etienne a concédé le match nul face au Stade Rennais sur sa pelouse, cet après-midi. Au vu de la prestation des Verts, cela s’apparente à un petit miracle.

Des erreurs techniques indignes de la Ligue 1

Quarante-cinq minutes durant, on a souvent vu Oscar Garcia avec la mine des mauvais jours. Et on pouvait comprendre le technicien espagnol, sans doute surpris de la faiblesse technique de certains de ses joueurs. En cause, notamment, les milieux de terrain Ole Selnaes et Assane Dioussé qui ont accumulé les mauvais choix et les passes à l’adversaire. C’est d’ailleurs sur un énième ballon perdu par le Norvégien, aux abords de sa surface, que le Stade Rennais a ouvert le score peu de temps avant la pause. Pas davantage de brio sur les ailes avec, une fois encore, une première mi-temps ratée de Saïdy Janko, qui ne prend jamais la profondeur. Les Verts, à ce jour, ne s’appuient en réalité que sur un seul joueur doué techniquement : Rémy Cabella.

Un arbitrage clément

Les joueurs de Garcia pourront sans doute remercier l’arbitre du match, Mr Miguelgorry. Certes, ce dernier a justement accordé un pénalty aux Bretons, évident, en début de seconde période. Mais il aurait surtout dû expulser Kévin Théophile-Catherine en première période, auteur d’un très vilain geste sur l’attaquant rennais, Ismaïla Sarr, parti dans la foulée faire des examens à l’hôpital. Ce même Théophile-Catherine, qui avait déjà un carton jaune, auteur de la faute qui amène le pénalty rennais, et qui là-encore aurait dû être sorti. A l’image de leur défenseur, les Verts sont complètement passés à travers et ont même trouvé l’exploit de finir à dix, Gabriel Silva étant logiquement expulsé en toute fin de rencontre.

Une attaque fantôme

Les matches se suivent et se ressemblent pour Loïs Diony. Transparent au cours des 45 premières minutes, l’ancien dijonnais a encore brillé par sa discrétion en seconde période. Seule satisfaction, un pénalty obtenu, après une faute du gardien rennais, et l’égalisation de Bamba. Pour le reste, le néant. Avec des contrôles ratés, des mauvais choix et un public stéphanois qui commence à s’impatienter. Mais au-delà du cas Diony, on soulignera tout de même que les hommes de Garcia ont attendu les 20 dernières minutes pour enfin se créer des occasions. Auparavant, deux frappes molles, signées Bamba, et pas le moindre décalage intéressant à souligner. Robert Beric parti à Anderlecht, Garcia ne dispose plus comme pointe centrale que d’Alexander Soderlund, le Norvégien, à qui il ne fait guère confiance. Pas vraiment bon signe…

B.D.