ASSE – L’oeil de Denis Balbir : « On ne va pas parler de cabale anti-stéphanois avec le VAR… »

ASSE – L'oeil de Denis Balbir : « On ne va pas parler de cabale anti-stéphanois avec le VAR... »

Chaque lundi, Denis Balbir décrypte l’actualité de la Ligue 1 et des Verts. Retour sur le très sensible OGC Nice – ASSE (1-1) et son arbitrage discuté.

« Ce point du nul ramené par l’AS Saint-Etienne de Nice (1-1) est un peu frustrant. En même temps, c’est toujours le cas quand l’équipe tient un résultat en supériorité numérique et qu’elle se fait reprendre dans les dix dernières minutes. Encore une fois, il y a eu un petit déficit défensif au niveau de la concentration. Maintenant ce résultat est moins embêtant que certains matches sur le début de saison. A l’Allianz Riviera, Jean-Louis Gasset était privé de plusieurs titulaires dont Wahbi Khazri et Rémy Cabella. Les Verts étaient quand même très handicapé avec l’absence du Tunisien, leur meilleur joueur depuis le début de la saison. Revenir avec un point de l’extérieur, face à un concurrent direct, cela reste une bonne performance comptable.

« Tous les clubs pourraient faire des DVD pour montrer les erreurs d’arbitrage… »

La semaine passée, la direction stéphanoise a stigmatisé l’arbitrage dans un communiqué et en faisant une vidéo des erreurs de la VAR en leur défaveur. On ne peut pas franchement dire que ça a eu beaucoup d’impact. En même temps, je pense que tous les clubs pourraient faire des DVD pour montrer les erreurs commises. Depuis le début de saison, elles sont quand même nombreuses et pas seulement à l’encontre des Verts. Même si je comprends que cela génère une grosse frustration, on ne peut pas toujours tout remettre là-dessus.

On peut malgré tout s’interroger sur l’utilité de la VAR dans sa configuration actuelle. Dans les conditions du direct, l’arbitre siffle logiquement à mon sens. Il ne peut pas faire autrement. Allan Saint-Maximin, dont le jeu est justement basé sur la provocation balle au pied, n’a pas intérêt à tomber. En plus, Kevin Monnet-Paquet, qui est davantage un attaquant qu’un joueur défensif, arrive lancé derrière lui. On peut convenir à une maladresse. Je ne pense pas que l’arbitre avait de mauvaise intention en accordant ce penalty. Dans le feu de l’action en tout cas. Après, quand on étudie les ralentis, on se rend compte que le contact est très minime voire inexistant. Si, nous, simple spectateurs, arrivons à voir ce genre de choses, j’ai du mal à comprendre comment des professionnels dans un car régie peuvent laisser passer ça et ne pas prévenir l’arbitre central. Avec cette erreur, ça commence à faire un peu beaucoup. Maintenant on ne va pas parler de cabale anti-stéphanois. Il n’y en a pas. Malgré tout, cela prive les Verts d’un bel exploit. C’est fortement dommageable.

« Salibur ? C’est cruel d’accabler un joueur après une exclusion »

Au delà du but de l’égalisation signé Wylan Cyprien et de l’ouverture du score de Loïs Diony, l’autre fait de jeu important est l’exclusion largement évitable de Yannis Salibur alors que les Verts tenaient le match à 1-0 en supériorité numérique. Ce carton rouge coûte cher. Déjà sportivement car il s’agit d’un joueur qui apportait et dont les Stéphanois devront se passer le week-end prochain à Dijon. Certes, Salibur n’est pas toujours régulier mais il est quand même régulièrement décisif. Dimanche, à Nice, il a fait une erreur. Maintenant je trouve ça cruel d’accabler un joueur après un carton rouge. Si l’ASSE avait perdu, ça aurait été encore plus préjudiciable. Face à Nice, on va dire que c’était à moindre mal. On ne peut pas revenir dessus. Il faudra qu’il en tire les enseignements et fasse un travail sur lui-même pour éviter que ça se reproduise.

Recueilli par Alexandre CORBOZ