Affaire Benzema – Valbuena, son cas personnel… Les vérités d’Hugo Lloris

Dans les colonnes de L’Equipe ce samedi matin, Hugo Lloris a évoqué de nombreux sujets de l’actualité de l’équipe de France et son cas personnel. Morceaux choisis.

L’affaire Benzema – Valbuena

« Je suis l’actualité, je suis les copains, parce que je suis passionné de foot, mais qu’est-ce que je peux dire de plus sur un sujet que je ne maîtrise pas ? On ne maîtrise rien du tout, et je n’ai pas d’envie d’en remettre une couche. On en a assez parlé, tout a été dit. La question se reposera peut-être plus tard, mais pas aujourd’hui. Après, quand je pense à mon équipe, je pense à son équilibre, à son bien-être, au respect des partenaires… »

Son cas personnel

« Je suis complètement épanoui ici (à Tottenham, NDLR). Je peux même dire que depuis l’arrivée de Pochettino j’ai retrouvé des repères. Ma deuxième saison ici a été compliquée même si j’avais gardé un certain niveau de performance mais, collectivement, il y avait trop de manques et cela s’était vu contre les grosses équipes. Je n’avais pas senti un club fort, mais plutôt instable, avec un changement d’entraîneur au milieu de la saison, tout le contraire de ce que je conçois dans le foot. Je m’étais vraiment posé des questions jusqu’à ce que Pochettino arrive. Même quand ça ne marchait pas encore, je disais : « Ne vous inquiétez pas, on sera là ». Son discours était clair, on savait soudain où on allait. »

L’hommage de Wembley après les attentats

« Est-ce qu’on était en état de jouer ? Non, bien sûr que non. On le fait parce qu’on le doit, parce qu’on représente la France, parce qu’on participe à un immense moment de solidarité. Mais tout a été bien trop lourd à porter pour qu’on puisse jouer. Je m’attendais à cela, mais pas autant. Je m’attendais à l’émotion de découvrir Wembley en bleu-blanc-rouge, à toute cette solidarité, cette empathie, je savais que les hymnes nationaux seraient un moment à la fois magnifique et difficile mais, juste derrière, il y a eu cette minute de silence incroyablement émouvante et lourde. Quand le match a commencé, j’étais complètement à plat. Je n’ai pas été capable de me concentrer sur le match, je subissais tout, j’étais un spectateur. J’aurais peut-être même dû demander à sortir… »