LOSC – Mercato : le départ d’Obbadi motivé … par sa femme

Victime d’un cambriolage nocturne, la femme du milieu lillois Mounir Obbadi ne veut plus rester dans le Nord.

Dans son édition du jour, L’Equipe consacre un dossier aux joueurs de football victimes d’agressions. Si les plus médiatisées sont les cambriolages des joueurs marseillais ou les attaques de voiture des Parisiens, le quotidien revient longuement sur le cas de la famille de Mounir Obbadi. Le 11 septembre, alors que le Dogue était absent, sa femme Btisem a été réveillée dans sa chambre par des hommes cagoulés. “Deux personnes armées ont pénétré à notre domicile à cinq heures du matin. Nous étions en stress mais nos agresseurs l’étaient aussi et ça, c’est encore plus flippant. Quand l’un des agresseurs est entré dans la chambre de ma fille de dix ans et que celle-ci l’a vu brandir son pistolet et claquer des dents, elle a fait semblant de dormir. Puis elle a protégé notre fils de quatre ans pour l’empêcher de sortir de la chambre. Quelques mois après, je suis encore sous le choc.”

J’ai envie de quitter Lille le plus vite possible

Incapable de se remettre de ce drame, en dépit d’une assistance psychologique fournie par le club, la jeune femme a d’abord fui Lille avant de revenir y dormir dans un appart’hôtel. Mais la peur est toujours là et, aujourd’hui, elle ne demande qu’une chose à son mari : “Je ne suis pas rassurée et j’ai envie de quitter Lille le plus vite possible. Cela n’a rien à voir avec le LOSC que je remercie. Et les dirigeants l’ont compris. Je suis revenue ici pour patienter jusqu’à ce mercato et trouver une solution. Mais à part le métier de Mounir, rien ne me retient ici et je ne peux plus vivre dans cette ville. Avec la participation de Mounir à la CAN, deux de mes frères vivent désormais avec moi et mes enfants. Mounir a réalisé son rêve de devenir joueur professionnel sur le tard et on est restés des gens très simples. Mais tous ces traumatismes, tous ces changements, cela a complètement perturbé notre vie. Nous, on n’a rien demandé”.

R.N.