OL – Girondins (1-1) : ces dysfonctionnements qui ont plombé les Gones

Malgré l’ouverture du score d’Houssem Aouar à la fin du premier acte, l’OL n’a pas été en mesure de battre les Girondins de Bordeaux dans son stade (1-1). Les explications sont nombreuses.

Ni envie, ni intensité… L’OL n’a rien montré

Etait-ce l’approche du match décisif de Ligue des Champions contre Hoffenheim ? Toujours est-il que dans l’intensité et dans l’envie, l’OL n’y était pas du tout. Des attaquants perdant des ballons faciles et ne se replaçant pas, un jeu décousu, sans inspiration, un milieu jouant petit trot, une défense centrale fébrile… Souvent, des sifflets sont descendus des coursives du Groupama Stadium pour sanctionner la prestation sans relief des Gones.

Une défense d’une passivité consternante

Face à un Bordeaux pas franchement entreprenant dans ses intentions, l’OL a connu de vrais soucis défensifs. Soucis symbolisés par les relances ratées de Jason Denayer ou l’apathie d’un Marcelo laissant Cornelius égaliser pour les Girondins. Lyon a d’ailleurs eu beaucoup de chance de n’encaisser qu’un but, sauvé par la VAR sur un piqué de Karamoh (8e) ou les maladresses de Sankharé et Briand (58e et 60e) alors que même Anthony Lopes était parti à la pêche dans sa sortie.

Memphis Depay, côté ombre

A Angers, on a eu le bon côté de Memphis Depay, joueur orgueilleux par excellence et désireux de prouver à Bruno Genesio que son choix de l’envoyer sur le banc n’était pas le bon. Contre Bordeaux, le Néerlandais a montré son côté démon, perdant quantité de duels, ne se repliant pas et tentant plusieurs gestes ne faisant pas sens (que voulait-il faire sur le centre en retrait de Rafael lors du premier acte ?). Même ses coups de pied arrêtés n’étaient pas saignants. C’est à cause de prestations de ce genre que Genesio se passe parfois de lui.

Fekir – Aouar, deux hommes pour sauver les apparences

Pour son retour, Nabil Fekir n’a pas réalisé un trop grand match. Loin de là. Néanmoins, le capitaine des Gones a su se montrer décisif à la 45e minute, délivrant un centre parfait pour la reprise de volée d’Houssem Aouar. Un but venant finalement récompenser les deux joueurs les plus méritants sur le pré. Au coeur du néant, l’école lyonnaise a au moins eu le mérite de sauver les apparences.

Alexandre CORBOZ, au Groupama Stadium