OL : Tanguy Ndombélé laisse de gros regrets du côté de Guingamp

Du côté des anciens éducateurs de l’En Avant Guingamp, on reconnaît l’erreur de ne pas avoir conservé Tanguy Ndombélé lorsque l’intéressé avait 17 ans.

Drôle de hasard de l’histoire : c’est à Guingamp, au Roudourou, que Tanguy Ndombélé pourrait faire ses débuts en équipe de France face à l’Islande ce jeudi soir. Il faut dire que le milieu de terrain de l’OL est passé par le centre de formation du club breton avant d’en être recalé.

« J’aurais aimé qu’il reste »

Dans les colonnes de L’Equipe ce jeudi matin, les anciens éducateurs de l’EAG reviennent sur le passage de Ndombélé en Armorique avec une pointe de regret. Philippe Le Maire, ex entraîneur des U16 et U17 de l’EAG aujourd’hui sur le banc du club de Fougères (National 3) revient sur l’épisode : « Ne par l’avoir conservé, c’est un choix du club. Je reste persuadé qu’il aurait pu apprendre la répétition des efforts chez nous. On n’était pas obligés de passer par un renvoi. Il lui fallait juste un peu plus de temps. J’aurais aimé qu’il reste, mais je n’étais pas décideur. Et je n’aborderai jamais les raisons pour lesquelles il n’a pas été conservé. J’en connais trop les tenants et les aboutissants ».

«  Ne pas le conserver, c’est un choix que j’assume »

S’il relativise son choix, Lionel Rouxel, ex directeur du centre de formation devenu sélectionneur des Bleuets U19, avoue aussi qu’il aurait pu prendre une autre décision : « Le potentiel, il l’avait déjà. Mais ce potentiel, il n’avait pas encore la maturité pour l’exploiter. Sur la durée, il manquait de constance dans les efforts et de volonté au quotidien sur les terrains. On aurait aimé aller plus loin mais il y avait d’autres joueurs dont il fallait s’occuper. Ne pas le conserver, c’est un choix que j’assume. Mais des regrets, on en a toujours. On aurait même pu le garder pour aller au bout du bout. Mais quand on utilise beaucoup de leviers, pour assurer une certaine légitimité en tant qu’éducateur ou directeur du centre de formation, il y a des choix à faire ».

Arnaud Carond