L’instant OM : alors, ce dépucelage, Jacques-Henri Eyraud ?

L'instant OM : alors, ce dépucelage, Jacques-Henri Eyraud ?

Supporter de l’OM devant l’éternel (qui, pour lui, s’appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet revient chaque mercredi soir sur l’actualité chaude de son club de cœur.

“A son arrivée à la tête de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud avait cité sur un plateau télé une partie de « Bad Boys de Marseille » d’Iam et la Fonky Family. Eh bien, le bon président teste en ce moment la partie « Ici c’est Mars… la population panique… atmosphère tendue, volcanique » ! Parce qu’à Marseille, passe encore sur les mercatos ratés. On veut bien entendre que c’est la faute de tel agent, d’un potentiel pas encore exploité de la recrue, d’une pression trop importante. On peut aussi passer outre les fermetures de virage intempestives, les associations blacklistées ou sanctionnées financièrement. Mais pas les mauvais résultats.

 

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Là, ça fait trois mois que c’est du grand n’importe quoi. Des recrues au fond du gouffre comme ce pauvre Caleta-Car qui a trouvé le moyen d’envoyer en touche des passes faciles dimanche contre des amateurs, des attaquants à qui on ne réserverait pas un sort plus épouvantable si on voulait les dégoûter et des stars qui font la gueule parce que le dernier arrivé à un meilleur salaire. Des gamineries insupportables qui renvoient à la pathétique saison 2013-14, quand le fumeux projet Dortmund de Vincent Labrune s’était heurté aux ego (déjà…) démesurés de Dimitri Payet et Florian Thauvin, entre autres.

Il y a le feu à l’OM en ce moment. Le vestiaire est sclérosé, Rudi Garcia a perdu tout crédit, les supporters en ont après tout le monde. Et Jacques-Henri Eyraud, non content de devoir gérer cette situation explosive, doit en plus rendre des comptes à Frank McCourt, dont le meilleur contrat jusque là est celui signé avec Arema pour la gestion exclusive du Vélodrome. Ca, c’est du dépucelage ! Une vraie bonne crise made in OM qui va forcément laisser quelqu’un sur le carreau.

Car oui, Jacques-Henri, ici c’est Mars, l’atmosphère est volcanique. On ne s’en tire pas en se serrant les coudes et en faisant front. Il faut nécessairement envoyer quelqu’un à l’abattoir. Traditionnellement, c’est l’entraîneur. Parfois aussi, c’est le leader de la fronde qui passe sur l’échafaud. Plus rarement, c’est le président. S’il est bon de rester lucide si les soucis troublent la raison, il est bon de se rappeler que le sort collabore à emporter des fois des corps…”

R.N.

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