L’instant OM : Maxime Lopez, ça sent le gâchis !

Supporter de l’OM devant l’éternel (qui, pour lui, s’appelle Raymond Goethals), Raphaël Nouet reviendra désormais chaque mercredi à 19h sur l’actualité chaude de son club de cœur.

“Dans quinze jours, nous fêterons les deux ans de la première titularisation de Maxime Lopez en équipe première de l’OM. C’était à Clermont, lors d’un 16e de finale de Coupe de la Ligue remporté 2-1. A l’époque, cela faisait déjà plusieurs mois que l’on parlait du petit milieu de terrain comme d’une future pépite. Franck Passi avait été prié par les cadres de l’équipe de l’aligner dès le début de saison mais le trop prudent entraîneur s’y était refusé, craignant qu’une mauvaise performance ne brûle les ailes de l’oisillon.

Rudi Garcia, lui, n’a pas eu peur. Mieux : après la première sortie pleine de culot de Lopez à Clermont, il ne l’a plus sorti de son équipe lors des six mois qui ont suivi. On pensait le prodige placé sur les rails du succès mais on faisait erreur. Depuis, un coup il rentre, un coup il sort. Et deux ans après son éclosion, on en est toujours à se demander comment les recruteurs du FC Barcelone ont pu avoir envie de l’inscrire sur leurs tablettes.

Attention : il ne s’agit pas du tout de remettre en cause le talent du garçon. Lopez a une technique et une vision du jeu au-dessus de la moyenne, il est interdit d’en douter. Seulement, vu la tournure des événements, on se dit qu’il y a erreur de casting et qu’à l’arrivée, le cocu de l’histoire sera encore et toujours l’OM.

 

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Deux possibilités se présentent à Rudi Garcia concernant Maxime Lopez : soit il lui fait une place dans son équipe type, soit il le laisse partir. S’il opte pour la première solution, cela signifie qu’il lui faut changer son système de jeu et opter pour un 4-3-3 avec Luiz Gustavo en sentinelle, Kevin Strootman et Maxime Lopez en relayeurs. Un schéma qui implique que Dimitri Payet devra s’exiler sur le côté gauche et que Morgan Sanson cirera le banc. Pour un content, deux frustrés : l’OM est perdant.

Si Garcia se refuse à faire de la place à Lopez, alors il faut le laisser partir. Ensuite, c’est quasiment une certitude, il ira en Espagne, pays de ses ancêtres, où son style à la Xavi fera merveille. Mais comme il n’a pas encore une grande réputation à l’internationale malgré l’intérêt du Barça, l’OM le vendra une bouchée de pain et fera la grimace quelques années plus tard quand un très grand club cassera sa tirelire pour le recruter. On l’a dit, on ne voit pas une issue positive à cette histoire. Mais rien n’interdit à Rudi Garcia de nous contredire…”

R.N.