OM : Luiz Gustavo, Payet, Thauvin, les Minots… Le vestiaire a fait son grand déballage de crise !

OM : Luiz Gustavo, Payet, Thauvin, les Minots... Le vestiaire a fait son grand déballage de crise !

L’Equipe est revenu sur le grand déballage qui a agité le vestiaire de l’OM ces dernières heures. Une discussion à bâtons rompus destinée à sortir de la crise.

En mise au vert forcé et confiné à la Commanderie jusqu’à mercredi soir à 18 heures, les joueurs de l’Olympique de Marseille ont pris le temps de se parler suite à la grave crise de résultats traversée par le club. Conscients que la colère des supporters sera marquante dimanche soir face à l’AS Monaco et que ce sera encore plus le cas après la piteuse élimination des Phocéens en Coupe de France contre Andrézieux, cadres de l’effectif comme remplaçants ou jeunes du cru, tous ont tenté de désamorcer les problèmes.

Bien que Rudi Garcia a interdit les portables hors des chambres, L’Equipe a dévoilé quelques bons morceaux de ce grand déballage. On y apprend notamment que Luiz Gustavo a assené quelques remontrances à Florian Thauvin et Dimitri Payet, lesquels s’adonnent à une guerre d’ego concernant leurs salaires : « Ne pleurez pas sur votre sort. J’aurais pu partir pour trois ou quatre fois plus en salaire, je suis resté pour le club, pour les supporters ».

Même les Minots ont recadré les cadres

Très critiqués dernièrement pour leur implication, les deux stars offensives ainsi que Steve Mandanda auraient réaffirmé leur soutien à Rudi Garcia face au groupe. Même les Minots ont su trouver des mots forts. « Si je peux me permettre de vous dire un truc : nous, remplaçants, on travaille en vain. Même si on bosse plus que les autres, il y a une hiérarchie, ce sont toujours les mêmes qui jouent, certains passent à côté, ça ne tourne jamais. Mentalement, c’est dur, il ne faut pas s’étonner que, parfois, on tire la tronche ou on baisse les bras », a glissé le 3e gardien Florian Escales.

Christopher Rocchia lui a ensuite emboîté le pas : « Je suis un pur Marseillais, je bande pour l’OM. Petit, j’allais au Vélodrome, quand j’avais dix ans, je vibrais pour Steve (Mandanda). Aujourd’hui, quand je viens au stade, c’est vide, il ne se passe rien, jusqu’à me dire : « je préfèrerais regarder le match à la maison ». Comment on est passé de la folie d’avril-mai à ce néant ? » Après les belles paroles, place maintenant aux actes !

Arnaud Carond