FC Nantes – OM (3-2) : les 3 choses à retenir d’un match riche en rebondissements

FC Nantes - OM (3-2) : les 3 choses à retenir d’un match riche en rebondissements

Ce soir, le FC Nantes est revenu deux fois au score contre l’OM avant de s’imposer. Les deux équipes ont livré une superbe partition, riche d’enseignements.

Les Canaris ont de la ressource

Se retrouver mené deux fois au score quand on vient de prendre une valise à Saint-Etienne (0-3) et qu’on reste sur deux matches nuls (1-1 contre Rennes et Angers), c’est dur. Revenir systématiquement, dont la deuxième juste avant la pause, et finalement s’imposer, c’est fort. Surtout face à un supposé cador du championnat. Les Nantais ont prouvé qu’ils avaient de sacrés ressources mentales. Ce trait de caractère est l’un des signes distinctifs de la méthode Halilhodzic. Le Bosniaque a su transmettre à ses troupes sa rage de vaincre, pour le plus grand bonheur du Beaujoire en ébullition.

Rongier et Sala au top, ça change tout

Valentin Rongier n’avait plus joué depuis la deuxième mi-temps du derby à Rennes. Touché à un genou, il avait fait l’impasse sur la réception d’Angers par précaution mais avait rechuté lors d’un entraînement avant le déplacement à Saint-Etienne. Ce soir, il était opérationnel. Et on a senti la différence. Avec ou sans lui, ce n’est pas la même chose pour les Canaris. Le jeu est plus simple, plus fluide, mieux structuré. Et tout cela profite naturellement à Emiliano Sala. L’Argentin, que l’on annonce encore et toujours sur le départ, était resté muet à Saint-Etienne. Ce soir, il a retrouvé sa verve puisqu’il a égalisé à 1-1 avant de délivrer le ballon du 2-2 à Touré. Une façon de faire sa promotion à l’état-major marseillais ?

L’OM n’a pas le niveau

Claironner ses ambitions, c’est bien. Mais encore faut-il que ça suive derrière. Et ce n’est clairement pas le cas à l’OM depuis le début de la saison. Les Olympiens sont à côté de leurs pompes. Manque d’envie ? Peut-être. Ou peut-être aussi que lorsque Thauvin et Payet sont dans un jour sans, cette équipe est terriblement banale. Le pire, c’est que Rudi Garcia semble manquer de solution. Et ses dirigeants aussi. En tout cas, après cette défaite, le constat est clair : entre les mauvais résultats, un jeu déliquescent, des stars en dedans et des ultras en guerre avec la direction, il y a le feu à Marseille.

R.N.