FC Nantes : Pierre Ménès met une nouvelle cartouche aux Canaris

ASSE – Girondins (3-0) : Ménès tape sur l'arbitrage et le manque d'ambition bordelais

Pierre Ménès s’ennuie devant le jeu proposé par le FC Nantes et le dit haut et fort. Ce n’est pas la première fois cette saison, et sans doute pas la dernière.

Depuis l’arrivée de Claudio Ranieri au FC Nantes cet été, il y a deux écoles. La première est ravie d’avoir accueilli un entraîneur d’un tel calibre et occulte le manque de spectacle proposé par les Canaris pour se concentrer sur ce seul coup d’éclat. Daniel Riolo en fait partie. Pierre Ménès, lui, est dans l’autre camp, de ceux qui ne jurent que par le jeu mis en pratique sur le rectangle vert. Il l’a encore répété haut et fort.

« Je me fais allumer, c’est le mot le plus gentil que j’ai pu trouver »

« Les supporters, qui regardent le résultat bien avant le plaisir et la qualité du jeu, sont ravis. Et n’acceptent pas la moindre critique. C’est là que ça coince. Je m’ennuie en regardant jouer Nantes. Et pour ça, comme pour le reste, je le dis. Mais là, je n’ai pas le droit. Pas le droit à l’ennui. Avec le Bordeaux de Ricardo, l’OM d’Elie Baup, le Monaco de Leonardo Jardim première saison, le Lille de René Girard, je me suis déjà souvent retrouvé confronté à des supporters qui ne comprenaient pas comment je pouvais critiquer leur équipe chérie qui avait des supers résultats… en n’offrant aucun spectacle, explique le consultant de Canal+ dans sa chronique pour C-News. Alors je me fais allumer, et encore c’est le mot le plus gentil que j’ai pu trouver. J’ai une autre idée du foot, surtout à Nantes. Je suis suffisamment âgé pour avoir de vraie souvenir de la Maison Jaune avec Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix. Cet héritage a d’ailleurs longtemps été pesant pour leurs successeurs, qui ne pouvaient pas compter sur des générations de la même qualité. Parce que pour bien jouer, il faut deux choses : de bons joueurs et essayer. Ranieri doit considérer qu’il n’a pas un effectif suffisant pour produire du jeu, ce qu’il faisait avec Monaco. Alors, il bétonne. Et ça marche. Il n’y a rien à dire là-dessus. Mais qu’on m’oblige à m’extasier devant ça, non merci. »

JP