Nice : que risque Valentin Eysseric ?

Coupable d’un tacle insensé sur le Stéphanois Jérémy Clément lors de Saint-Étienne-Nice (4-0) samedi soir, le milieu offensif niçois Valentin Eysseric a aussitôt écopé d’un carton rouge. Mais compte tenu de la dangerosité de son geste et de ses conséquences (Clément peut d’ores et déjà faire une croix sur la fin de saison), la sanction de la commission de discipline de la LFP devrait être exemplaire. Jusqu’où peut-elle aller ? Pour le savoir, penchons-nous sur quelques précédents.

– En octobre 2004, le défenseur de l’OL Claudio Caçapa se rompt les ligaments du genou au contact des crampons du milieu de terrain strasbourgeois Sidi Keita. Celui-ci, qui ne disputait alors que son troisième match en Ligue 1, écopera de deux mois de suspension.

– Début octobre 2006, une semelle de l’attaquant du PSG Pierre-Alain Frau provoque une rupture des ligaments du genou droit de Stéphane Noro, milieu de terrain du CS Sedan. Ni les bonnes paroles de la victime, qui assure que PAF n’a pas agi volontairement, ni le fait qu’il s’agisse du premier carton rouge de la carrière de l’ancien Sochalien n’empêcheront la commission de le suspendre deux mois.

– Mars 2009. À la 25e minute d’un match entre Rennes et Valenciennes (étonnamment, le geste d’Eysseric a également été commis à la 25e minute), le milieu nordiste Jonathan Lacourt est victime d’une fracture tibia-péroné après un tacle du stoppeur breton Kader Mangane. La saison des deux joueurs s’arrêtera là puisque l’international sénégalais écope de deux mois de suspension.

Au regard des exemples évoqués, le geste de Valentin Eysseric, qui prive Jérémy Clément de toute la fin de saison et peut-être du début de la suivante, devrait valoir deux mois de suspension à son auteur. Le temps que la commission se réunisse, examine son cas et prenne sa décision, l’ailier des Aiglons ne devrait donc plus jouer d’ici la fin du championnat.