ASSE – Gasset : « Je n’ai plus l’âge où je peux accepter n’importe quoi »

Chaleureusement fêté par le Chaudron contre Lille (5-0), Jean-Louis Gasset s’est félicité de cette dernière soirée et du travail accompli depuis son arrivée. Il se dit prêt à relever un autre défi la saison prochaine, mais sous certaines conditions…

 But  : Jean-Louis, cette victoire contre Lille était une belle façon de conclure la saison…
Jean-Louis GASSET : Oui. J’ai tout vu de Geoffroy-Guichard : la ola, des banderoles et de l’émotion. C’est pour ça qu’on est venus avec Ghislain Printant et on finit très bien. C’est ce qu’on avait rêvé, finir comme ça. On a fait un très beau match. On finit très bien. Je suis content.

Vous avez reçu beaucoup de messages de sympathie…
Ici, il faut gagner, il faut que le football soit roi. C’est sympathique que les gens reconnaissent le travail. Quand on voit les supporters heureux comme ça, ça change de quand je suis arrivé.

Quelle image retiendrez-vous de ce match ?
Avant tout le public, obligatoirement. C’était chaud bouillant. J’avais rencontré les deux groupes de supporters dans la semaine. Je leur avais dit que les joueurs avaient besoin d’eux pour se transcender, qu’il fallait qu’ils se sentent aimés. Ce n’était pas le cas quand je suis arrivé.

 

« Mon avenir dépend du nouvel investisseur, du projet. Cela dépend si je leur plais. J’ai encore un peu d’essence. Mais il faut que la mission soit bonne. Je n’ai plus l’âge où je peux accepter n’importe quoi. »

 

Tout cela vous donne envie de rester ?
Je ne pense pas à ça pour le moment. Mais c’est possible, oui. Quand je vois un match come ça, un public comme ça… ça donne la chair de poule. On a réussi la mission. On a pris 35 points en une demi-saison. C’était une aventure humaine très forte avec les joueurs. C’était excitant. Il a fallu les remettre à leur niveau. C’est de la fierté.

Vous pensez qu’il y aura une autre mission la saison prochaine ?
On ne sait pas encore. C’est très flou actuellement. Il doit y avoir une signature. On verra quand ce sera fait. Mon avenir dépend du nouvel investisseur, du projet. Cela dépend si je leur plais. J’ai encore un peu d’essence. Mais il faut que la mission soit bonne. Je n’ai plus l’âge où je peux accepter n’importe quoi. Je préfère garder mes petits-enfants en vacances s’il le faut. Après, si le projet, le challenge est là, et que les gens vous désirent, peut-être que ça peut m’intéresser.

Y a-t-il une déception de ne pas avoir accroché l’Europe ?
Non. On est partis avec moins 15 de goal average. C’était un point de moins. On finit à égalité avec Bordeaux mais cette différence de buts fait qu’ils finissent devant. C’est comme ça. On y a cru à un moment donné, comme tout le monde. Mais on ne pouvait pas tout rattraper.

Laurent HESS