ASSE – OL (2-0) : victoire symbolique, affaire Lemoine… Les mots forts de Galtier après le derby

Entre fierté et modestie, Christophe Galtier a fait face aux médias après le derby victorieux face à l’OL (2-0), ce dimanche soir. Le coach des Verts a notamment pris la défense de Fabien Lemoine, pointé du doigt par Bruno Genesio.

Quelle analyse faites-vous de cette belle victoire en derby ?

Christophe Galtier : On a fait l’entame qu’il fallait faire dans un derby. Les joueurs ont répondu présent. Je veux les féliciter. Cette victoire-là, ce sont eux qui sont allés à la chercher. J’ai trouvé mes joueurs très intelligents. A la fois hier et à la fois aujourd’hui. Mes plans étant écrit dans la presse ce matin, je les ai changé. Au final, c’était très clair dans ma tête. Si j’ai mis du temps à annoncer ma composition d’équipe, c’est que je voulais qu’elle reste le plus longtemps secrète. Je souhaitais que tout mon groupe reste le plus longtemps possible mobilisé dans l’idée de démarrer le match.

Comment avez-vous pris les déclarations de Bruno Genesio sur Fabien Lemoine ?

J’ai beaucoup de respect et d’amitié pour Bruno Genesio mais je ne peux pas accepter la déclaration qu’il vient de faire concernant Fabien Lemoine. Il y a deux ans en arrière, je suis reparti de Lyon avec un joueur victime d’une rupture des ligaments croisés. Là, j’en ai un qui a failli avoir la jambe brisée sur le tacle de Tolisso. Je veux bien que les derbys soit ce qu’ils sont et je connais le fair-play de Bruno. Mais Fabien Lemoine n’est pas rentré pour faire dégénérer le match. Il est rentré pour jouer. Le tacle qu’il a pris l’a incité à rentrer au vestiaire. Il m’a dit : “Je ne rentre pas sur le terrain pour me faire arracher une jambe”. Fabien n’est pas un enfant de coeur mais je n’accepte pas qu’on dise que mon joueur est rentré pour faire dégénérer le match. Après, il a sans doute dit ça sous le coup de la déception et je lui souhaite une bonne continuation à lui ainsi qu’à son équipe.

Y a-t-il une fierté particulière d’avoir remporté ce match ?

Non. Ce qui me fait plaisir, c’est de voir les gens heureux. Je suis heureux pour tous les salariés du club. Je serais heureux de voir les supporters heureux demain matin lorsque nous prendrons le chemin de l’entraînement. J’espère que les gens qui ont mis des mots chez moi mettrons cette fois-ci des mots gentils… Qu’on soit toujours derrière cette équipe-là et derrière mes joueurs qui quelquefois peuvent passer à côté mais sont toujours sérieux et professionnel. J’ai aussi  apprécié de préparer le derby avec mon capitaine en tête en tête.

Est-ce le meilleur match du début de saison ?

Je manque de recul. Mais c’est une victoire symbolique. Le symbole, c’est Jessy, formé au club, qui a été pris à partie lors de l’échauffement à Toulouse et qui est décisif. Je suis très heureux pour lui. Il était très déçu de sa prestation en Coupe de France. Il assure l’intérim et ce n’est pas évident. Je savais qu’il avait à coeur de pouvoir jouer un derby. Il l’a joué et a su rendre ne pas prendre de but. Ce match, c’est surement notre meilleure entame depuis le début de saison. On a fourni un vrai match, avec beaucoup d’intensité, avec beaucoup de détermination et une vraie force collective. Tant qu’on sera là-dedans, quel que soit le onze de départ, nous pourrons avoir de bons résultats. Dans trois jours, nous irons à Nice avec nos armes, nos moyens. Avec 36 points, on n’est pas loin des 44 points que j’ai fixé comme objectif.

Cette victoire permet à l’ASSE de revenir à la bagarre pour l’Europe ?

Non. C’est un derby qu’il fallait gagner pour l’honneur, pour nos couleurs… Mais j’estime qu’on n’est pas à la bagarre. J’estime que ceux qui sont devants et certaines équipes qui sont derrière nous sont meilleurs. De notre côté, il faudra développer un état d’esprit irréprochable. On a eu un mois de janvier intéressant. En championnat, on a fait 10 points en quatre matches. Il faut continuer avec cet état d’esprit.

Un mot sur Kévin Monnet-Paquet que vous avez souvent défendu …

Je le défend parce que c’est un professionnel, un très bon partenaire, un très bon coéquipier. Je me rappelle tout ce qu’avait pu me dire Christian Gourcuff quand je l’ai recruté. Je le titille, je le secoue, je l’engueule parce qu’il a les capacités à être plus décisif. Il faut qu’il soit obnubilé par la passe décisive et le but.

Alexandre CORBOZ, à Geoffroy-Guichard.