Guingamp – ASSE (2-1) : Pourquoi les Verts ont été crucifiés dans les derniers instants

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L’AS Saint-Etienne se déplaçait ce soir sur le terrain de Guingamp pour son dernier match en 2017. Et n’a (vraiment) pas montré un meilleur visage que lors de ses précédentes sorties. Même l’orgueil des joueurs, incontestable, n’a pas suffi.

Parce que Gabriel Silva à droite, c’était un naufrage

Depuis le début de saison, le latéral brésilien n’avait déjà pas convaincu grand monde. Notamment par son incapacité à prendre le couloir, à déborder et à effectuer de bons centres. Mais ça, c’était dans le couloir gauche. Car, ce soir sur le terrain du Roudourou, on a découvert Gabriel Silva à droite. Résultat ? Une catastrophe, une vraie, tout au long de la première période. Mal placé, pris dans le dos, obligeant même Diony à reculer sur l’aile et laissant chaque action guingampaise se développer. Sans une intervention décisive de Lacroix (36e), sur un boulevard laissé à Coco par Silva, les Verts auraient dû être menés avant la pause. Au retour des vestiaires, Diony laissait sa place à un arrière droit. De métier, en la personne de Saidy Janko. Et Silva retournait à gauche.

Parce que Söderlund et Hamel, c’est mauvais

A la 23e minute, l’attaquant norvégien, qui avait déjà perdu bon nombre de ballons jusque-là…, voit une remise contrée. Bêtement, il commet aussitôt une faute d’attaquant. Un geste certes dangereux, mais maladroit sur Lucas Deaux qui méritait, au minimum, le carton jaune. Problème, Johan Hamel, l’arbitre du match, attend de voir si Lucas Deaux se relève pour infliger sa sanction au Norvégien. Voyant Deaux boiter bas, et rejoindre la touche se faire soigner, il sort le rouge. Avant que le Guingampais ne revienne sur la pelouse ! Résultat, les Verts sont à dix. Et Deaux laissera sa place vingt minutes plus tard pour un changement tactique…

Parce que Moulin ne pouvait (pas) tout repousser

Stéphane Ruffier expulsé contre Monaco, vendredi dernier, c’est Jessy Moulin qui occupait les buts de l’ASSE en terre bretonne. Un début de match compliqué pour lui avec des dégagements ratés (14e) et une sortie aérienne mal jugée (12e). C’est ensuite que le gardien des Verts allait démarrer son festival. Avec une double parade devant Martins Pereira (34e) et devant Ikoko (44e). Mais ses partenaires reculant de plus en plus, Moulin se devait de tenir. En seconde période, vint minutes durant, le portier stéphanois s’est parfaitement imposé dans les airs. Avant, comme c’est souvent le cas, de s’incliner sur une faute évitable. Sur le coup-franc victorieux de Nicolas Benezet, à 25 mètres, Moulin recule sans jamais s’imposer, laissant le ballon rentrer dans son but. Sur le but de Briand, il reste collé sur sa ligne, n’intervenant pas.

Parce que techniquement, les Verts, c’est le néant

Réduits à dix, les verts ont logiquement reculé. Ne parvenant pas à aligner deux ou même trois passes consécutives et à effectuer des gestes techniques dignes du niveau professionnel. Plus embêtant, les Stéphanois n’y étaient pas plus parvenus lorsqu’ils étaient à onze… Diousse, Pajot et Dabo, les milieux de terrain, ont perdu un nombre incalculable de ballons, loupant des remises évidentes et ne pouvant, faute d’un niveau technique suffisant, conserver le ballon. Derrière, Kévin Théophile-Catherine, impeccable au marquage 90 minutes durant, a échoué dans toutes ses passes longues. En seconde période, c’est un contrôle raté de Janko qui provoque le cou-franc de l’égalisation. Et c’est un ballon bêtement perdu par Maïga qui conduit au second but de Guingamp (Briand, 95e). Il n’est au fond que Rémy Cabella à avoir du ballon. Et ça s’est encore vérifié ce soir au Roudourou. Lorsqu’il l’avait, comme à la 67e minute, servant parfaitement Hernani pour l’ouverture du score des Verts.

B.D.