PSG – ASSE : Neymar, Mbappé… Une recrue défensive des Verts donne son avis

Arrivé cet été en provenance de Tigres (Mexique), Timothée Kolodziejczak s’est longuement confié dans L’Equipe de ce vendredi avant le choc face au PSG au Parc des Princes.

A peine de retour en Ligue 1, Timothée Kolodziejczak (27 ans) a déjà montré qu’il s’était parfaitement adapté à son environnement stéphanois. Lui l’ancien Lyonnais s’impose sans faire de bruit comme le couteau suisse de la défense. Conscient que l’équipe peut mieux faire, « Kolo » se plait néanmoins dans le Forez : «  L’ASSE est un club familial dans lequel je me retrouve car j’ai grandi à Lens. Je n’ai pas du tout craint d’être rejeté, comme le fut Anthony Mounier. Je n’ai jamais parlé en mal d’un club. Malgré la grande rivalité entre l’OL et les Verts, je ne me suis jamais senti menacé. Au contraire, j’ai été très bien accueilli ».

Lancé en Ligue 1 à 17 ans face à Paris («  Une première au Parc, ça marque. Le problème, c’est que je n’étais pas prêt et j’avais vécu un match compliqué »), le défenseur stéphanois craint particulièrement Neymar qu’il a connu en Espagne durant ses années au FC Séville : « Te retrouver face à Cristiano Ronaldo, Messi et Neymar te permet de progresser au niveau de la concentration, physiquement et tactiquement. Tu apprends à être attentif à la moindre chose sur le terrain. Le plus dur à marquer, c’est Neymar. En Espagne, il m’impressionnait balle au pied. C’était le plus rapide au Barça. C’est vrai qu’il en rajoutait un peu. Mais il prenait tellement de taquets, le mec, que je peux le comprendre. Des fois, il a peur. À lui de trouver un juste milieu pour ne pas en rajouter. Il faut protéger ce genre de joueurs ».

L’ancien Niçois, qui n’a jamais affronté Kylian Mbappé, n’est pas mécontent que le Champion du Monde soit suspendu ce soir : « Pour rester honnête, je suis soulagé de ne pas jouer contre lui Kylian Mbappé. Ce qu’il réussit, à dix-neuf ans et avec une telle facilité, est impressionnant. J’espère pour lui qu’il est conscient que l’avenir lui appartient ».

Arnaud Carond