OL – Dijon FCO (0-0) : les 3 enseignements de la première ratée de Garcia

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Incapable de battre Dijon dans son Groupama Stadium (0-0), l’OL continue de s’enfoncer dans la crise. Les débuts de Rudi Garcia n’ont pas été simples.

Le 4-3-3 a remis de l’allant

Comme prévu, l’arrivée de Rudi Garcia a marqué la fin de la défense à trois centraux. Retour au 4-3-3, système prôné par le tandem Sylvinho – Juninho dès leur arrivée et particulièrement apprécié de l’ancien coach de l’OM. En revanche, sur le choix des hommes, petite surprise : Garcia a préféré le tryptique Mendes – Tousart – Aouar au retour dans le onze de Jeff Reine-Adélaïde, pourtant l’une des rares satisfactions du début de saison (quand il était aligné). Si, dans le jeu, ce ne fut pas parfait, cela a au moins eu le mérite de remettre de l’allant offensif. Notamment au niveau des latéraux où Marçal et Tete se sont davantage projetés. 

Devant, c’était les grandes vendanges

Si l’OL a clairement gagné en réalisme défensif avec sa charnière Marcelo – Denayer, revenue à un excellent niveau, ce ne fut pas le cas devant où le siège du but dijonnais ne s’est pas matérialisé par des buts. D’ordinaire si efficace et buteur lors de ses six premières frappes cadrées cette saison en Ligue 1, Moussa Dembélé s’est souvent retrouvé en échec face à Alfred Gomis. Lors du second acte, alors que les occasions se sont multipliées (Cornet, Reine-Adélaïde, Aouar, Tete), l’ancien gardien de SPAL et son arrière-garde ont fait preuve d’une grande solidité… Et les offensifs lyonnais de maladresse. 

Traoré et Mendes sifflés, Cherki acclamé

Fâchés contre les joueurs suite au derby, les Ultras lyonnais ont choisi leurs nouvelles têtes de Turc. Déjà peu apprécié pour sa nonchalance, Bertrand Traoré a fait l’objet de sifflets pour sa rentrée. Mais ce ne fut rien en comparaison de la sortie de Thiago Mendes, une nouvelle fois décevant et conspué à l’inverse d’un Jeff Reine-Adélaïde très applaudi mais qui a manqué une occasion en or quelques minutes plus tard sur l’un de ses premiers ballons (65e). En revanche, le jeune Rayan Cherki (16 ans), qui a fait ses grands débuts professionnels sur les dix dernières minutes, peut déjà se prévaloir d’une cote d’amour importante. Acclamé à son entrée en jeu malgré les grosses difficultés lyonnaises.

Alexandre CORBOZ, au Groupama Stadium