Angers - ASSE (0-1) : Khazri, Sow, Boudebouz, symboles forts de la politique de Puel
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par Benjamin Danet
Analyse

Angers - ASSE (0-1) : Khazri, Sow, Boudebouz, symboles forts de la politique de Puel

L'ASSE se déplaçait en début de journée sur la pelouse du SCO d'Angers. Résultat, et face à un très faible adversaire, les Verts ont fait le job en prenant trois points essentiels dans la quête du maintien.

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La possession comme un trompe-l'oeil

Face à une formation angevine sans doute pas habituée aux matches à 13 heures (aucune action dangereuse, kyrielle de ballons perdus et fautes techniques à la pelle), les Verts avaient l'opportunité de montrer leurs qualités au cours des 45 premières minutes. Jouant en largeur, avec un bloc haut et plutôt compact, l'ASSE a montré de l'abnégation, de la solidarité. Et elle a surtout posséder le ballon sans, malheureusement, se procurer de réelles occasions. Car si les joueurs de Puel n'ont jamais été inquiétés, ils n'ont mis en danger Paul Bernardoni qu'à une seule reprise, sur une tête de Wahbi Khazri (37e), après un service de Denis Bouanga. Ce fut tout en première période, même si Khazri, qui a beaucoup tenté et souvent marché sur le ballon..., s'est en effet présenté face à Bernardoni sans pouvoir l'inquiéter. Une possession de balle importante, donc, mais sans une bonne utilisation, travers récurrent des Stéphanois depuis le début de saison. 

Sow-Cissé, c'est du solide

Bougés, forcément, par leur entraîneur, Stéphane Moulin, les Angevins ont attaqué le second acte avec, enfin, plus d'envie. Pas d'occasions franches, certes, mais une équipe installée plus haut et, surtout, davantage d'agressivité dans les duels. Il fallait, à cet instant, que la charnière centrale stéphanoise réponde présent, bien alignée sur les ballons en profondeur de Fulgini et au contact de Loïs Diony. De toute évidence, Saïdou Sow et Pape Cissé ont fait le job. Et si la relance laisse parfois à désirer pour les deux hommes, certaines offensives du SCO et de nombreux ballons ont été repoussés en raison de leurs bons placements. Claude Puel avait du se passer de Harold Moukoudi pour cette rencontre, nul doute qu'avec le jeune Sow (17 ans), il dispose désormais d'une crédible alternative. Comme quoi, et il faut aussi lui en accorder le crédit, le pari jeunesse du technicien stéphanois est synonyme de réussite. 

Wahbi Khazri, comme un symbole

Possible, voir même probable, que de nombreux supporters des Verts aient profité de la pause pour railler la performance de l'attaquant tunisien. Car ce dernier, comme dit précédemment, a beaucoup tenté et beaucoup raté, avec, notamment, une glissade sur un coup-franc qui pourrait faire son entrée dans un bêtisier. Reste que Khazri ne s'est pas arrêté à ses 45 premières minutes, bien au contraire. D'une superbe frappe enroulée aux 20 mètres, qui lobait Bernardoni, il ouvrait le score pour l'ASSE (53e). A la 74e minute, idéalement lancé par Boudebouz, il piquait somptueusement son ballon pour signer un doublé, avant d'être signalé hors-jeu par le juge de touche. Remplacé à la 81e minute, par Arnaud Nordin, Khazri a une fois encore prouvé que débarrassé de ses pépins physiques, il avait indéniablement sa place dans le onze de départ de Puel. Ce que ce dernier n'a pas toujours admis, obsédé, et sans doute trop, par une politique de dégraissage qui a ses limites comme tout le monde le sait dans le Forez.

Abi-Boudebouz, destins contraires

Une fois encore, et sans doute en raison de la méforme d'Anthony Modeste, Claude Puel avait décidé de faire confiance à Charles Abi à la pointe de l'attaque des Verts. Et une fois encore le vainqueur de la Gambardella a déçu, certes isolé, mais incapable de peser et de prendre l'avantage sur les défenseurs adverses. On ne peut, bien au contraire, reprocher à Abi son manque d'investissement, son abattage, mais on peut en revanche se demander combien de temps Puel fera appel à ses services. Signe du destin, c'est à un joueur sur lequel il ne compte guère que Puel à fait appel pour remplacer Abi à la 59e minute. Son nom ? Ryad Boudebouz. Poussé vers la sortie l'été dernier par son entraîneur, pas toujours au top lors de ses dernières apparitions, l'Algérien a montré qu'au niveau technique il n'avait aucun équivalent à l'ASSE. Boudebouz, en trente minutes sur le pré, a su garder le ballon, jouer court et remiser parfois même avec brio pour Khazri. C'est également lui qui, d'une lourde frappe, inquiète Bernardoni en fin de match. Une belle rentrée.