ASSE : Caiazzo reconnaît la "situation d'extrême gravité"
Bernard CaiazzoCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
LUCIDITÉ

ASSE : Caiazzo reconnaît la "situation d'extrême gravité"

Le président de l'ASSE, Bernard Caiazzo, a commenté la situation extrêmement compliquée de l'ensemble du football français, encore plus fragilisé par la crise des droits TV. Il réclame une aide du gouvernement.

Euphorique il y a un an, quand Médiapro avait remporté l'appel d'offres des droits TV de la Ligue 1 pour plus d'un milliard d'euros, le football français est aujourd'hui au bord du précipice. La faute à la chute du média sino-espagnol mais également à la crise sanitaire, qui a vidé les stades et provoqué l'arrêt du précédent championnat. Dans un entretien au Figaro, le président de l'ASSE, Bernard Caiazzo, a constaté les dégâts et réclamé des mesures fortes de la part du gouvernement.

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"Il faut un plan Marshall"

"C'est un peu facile de dire qu'on a été trop gourmands. Aujourd'hui, on peut tourner le problème dans tous les sens, l'Europe du foot prend le Covid et ses impacts en pleine face, quand nous, en France, on nous a ajouté l'arrêt du championnat la saison dernière, et du diffuseur principal. Tous les clubs italiens, anglais ou espagnols peinent énormément financièrement à des degrés divers avec des comptes dans le rouge. Avec plus de 90% des clubs européens en déficit, il est important de prendre un peu de distance et d'éviter les conclusions hâtives. Les présidents de club se sont remis en question en plaçant Vincent Labrune à la tête de la Ligue. J'avais dit qu'il fallait y mettre des gens qui ont vécu dans un club et qui connaissent leur vie. C'est le cas de Labrune. Cela a été notre première décision forte."

"Il faut un plan Marshall du foot en changeant certaines lois sur la durée des droits TV, les appels d'offres. Mais l'argent ne fait pas tout, le devoir d'un gouvernement, c'est aussi d'être capable de modifier son arsenal législatif pour aider un secteur en difficulté. Par exemple, mettre une loi contre le piratage qui soit plus sécurisante pour les diffuseurs. C'est le cumul des problèmes qui peut tuer notre football professionnel français. Nous sommes dans une situation d'extrême gravité, c'est une évidence."