par Benjamin Danet
AVANT ANGERS

ASSE : Caïazzo, Romeyer, Soucasse, à quoi jouent-ils ?

Au-delà des résultats catastrophiques, et des soutiens de Claude Puel qui commencent à perdre patience, le Peuple Vert s'insurge face à l'attitude de la direction de l'ASSE. Aucune direction n'est donnée et le silence est assourdissant.

Zapping But! Football Club ASSE : Adao Carvalho, troisième actionnaire des Verts, brise le silence

C'était il y a quelques jours et peut-être avez-vous relevé l'anecdote si vous lisez les éditos de Raphaël Nouet dans notre hebdomadaire. Il était fait, cette semaine-là, mention d'un coup de téléphone de Roland Romeyer, homme fort de notre club, à l'attention de notre correspondant Laurent Hess, que vous retrouvez dans ces colonnes depuis plus de vingt ans. L'échange n'était en rien porté vers l'avenir, ni de trouver une quelconque solution pour sortir l'ASSE du marasme dans lequel elle est engouffrée depuis des mois.

Non, rien de tout ça. Roland Romeyer, co-actionnaire et président des Verts, voulait simplement exprimer son courroux, sa colère et, n'hésitons pas à la dire, sa haine à l'attention de notre hebdomadaire. Peu importe que nous soyons l'un des plus fidèles soutiens de la maison verte, comme vous le constatez depuis des lustres. Peu importe que nous ayons même été choisis comme média partenaire par Roland Romeyer, Bernard Caïazzo et Philippe Lyonnet il y a six ans pour éditer Maillot Vert. Peu importe que Laurent Hess, ou moi-même, soyons des supporters acharnés, tout de même rendus à un devoir : celui de l'objectivité. 

Et c'est justement au nom de cette dernière que nous avons donné la parole au Maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, inquiet, comme tant de gens..., de ce qu'allait devenir le club. Et que nous avons également donné la parole à Adao Carvalho, certes confronté à la justice et à la case prison, mais qui, qu'on le veuille ou non, est toujours détenteur du même nombre de parts (actuellement gelées) que Roland Romeyer à l'ASSE. Ce dernier n'a donc pas digéré ces deux entretiens et nous l'a fait savoir. Vertement, et avec ses mots. On pourrait presque l'admettre, tant les dirigeants du football moderne ont cette propension à péter les plombs et se considérer au-dessus de tout le monde. On pourrait presque le comprendre si Romeyer remplissait par ailleurs, et bien de préférence, sa fonction de président. Ce qu'il n'est pas, n'est plus, lui qui n'occupe même plus de bureau à l'Etrat comme le signalait il y a peu le quotidien l'Equipe. Avez-vous lu ou entendu récemment le président du directoire sur le début de saison raté ? Non. A-t-il donné son opinion sur Claude Puel, le jeu, les résultats, les joueurs ou la marche à suivre ? Non plus. Y-a-t-il urgence, danger ? Pour nous, oui, mais pour lui....

Alors que Sainté, son club et ses milliers de soutiens se presse de voir l'ASSE changer de mains, il serait utile que l'actuelle direction se remémore ses responsabilités.


En réalité, Roland Romeyer est à l'image de Bernard Caîazzo et de Jean-François Soucasse, le directeur exécutif : un fantôme. Lui, comme Soucasse, a pour seul mérite de suivre les matches, dans le chaudron, alors que Caîazzo reste bien au chaud à Dubaï, ou il réside. Pas un club, de Ligue 1 ou de Ligue 2, ne coulerait ainsi et n'occuperait une place de lanterne rouge détachée au classement sans qu'un coup de poing soit porté sur la table. A Sainté, si. Pas un entraîneur n'aurait de tels résultats depuis des mois, en France comme en Europe, sans qu'il prenne la porte ou ait un ultimatum fixé au prochain match. A Sainté et avec Claude Puel, si. Le club coule sans que personne ne bronche, seuls les supporters exprimant, et avec justesse, leur colère.


Alors que Sainté, son club et ses milliers de soutiens se presse de voir l'ASSE changer de mains, il serait utile que l'actuelle direction se remémore ses responsabilités. Que nos deux présidents historiques n'occultent pas leur récent changement de stratégie qui consiste depuis deux ans à virer les gros salaires et ne recruter personne en raison de caisses vides et d'emprunts mal ficelés. Qu'ils comprennent que la vente ne justifie pas tout, et surtout de laisser aller dans le mur une institution que nous aimons tant. Et que Jean-François Soucasse, sait-on jamais, nous explique à quoi vont ressembler les prochains mois. Et avec quels moyens l'ASSE va pouvoir affronter la Coupe d'Afrique et le départ de nombreux joueurs cet hiver. Un dossier bien mal ficelé, un de plus, qui n'a encore eu aucune explication... 

Pour résumer

Au-delà des résultats catastrophiques, et des soutiens de Claude Puel qui commencent à perdre patience, le Peuple Vert s'insurge face à l'attitude de la direction de l'ASSE. Aucune direction n'est donnée et le silence est assourdissant.

Benjamin Danet
Rédacteur
Benjamin Danet