ASSE – Exclu BUT ! : l'OM, l'OL, ses années au Celtic, Tibeuf, Passi... Moravcik revient sur ses vertes années
Lubomir MoravcikCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
IDOLE VERTE

ASSE – Exclu BUT ! : l'OM, l'OL, ses années au Celtic, Tibeuf, Passi... Moravcik revient sur ses vertes années

A 55 ans, Lubomir Moravcik coule une retraite paisible chez lui, en Slovaquie, à Nitra, où il joue au golf et continue de suivre l'ASSE. Dans un français impeccable, il s'est confié à But « Sainté », pendant près d'une heure, avec beaucoup de gentillesse et une pointe de nostalgie. Second extrait.

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But! : Lubomir, sur la fin de votre aventure stéphanoise, on vous avait senti agacé...

Lubomir MORAVCIK : C'est vrai. J'étais énervé. La situation nous échappait. Les résultats n'étaient plus là et il n'y avait plus d'argent. Les bons joueurs sont partis les uns après les autres. On a intégré des jeunes mais le niveau de l'équipe était moins bon. J'avais les boules d'avoir raté le coche, que le club ait cassé cette équipe. On a failli descendre et dans la foulée, Laurent Blanc est parti à Auxerre où il a réalisé le doublé. On ne pouvait plus le payer. Financièrement, on était dans le trou. Et on est descendus cette saison là. C'est là que je suis parti. Le club n'avait plus assez d'argent pour assumer mon salaire. Il m'a libéré et j'ai signé à Bastia.

Vous auriez pu partir plus tôt, à Marseille...

C'est vrai. Tapie me voulait l'année ou Stojkovic s'est blessé. Il y avait eu des contacts. Mais j'avais choisi de rester à Saint-Etienne parce que je croyais au projet. J'avais été élu meilleur joueur étranger du championnat. J'étais bien ici. J'avais vraiment envie de réussir avec l'ASSE, d'aider le club à retrouver son rang.

Vous gardez un bon souvenir de Bastia ?

Un très bon souvenir, même si je me suis gravement blessé peu de temps après mon arrivée. J'étais resté trois mois à l'infirmerie. J'ai fait de bons matches à Bastia. J'ai mis de jolis buts, notamment des coups francs. On avait une belle équipe avec Rool, Eydelie, Swierczewski, Pérez, Moreau, Drobjnak, et Piveteau dans les cages.

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« Il y avait une belle complicité avec Philippe Tibeuf. Le club a perdu gros quand il s'est gravement blessé. Il était en pleine bourre. Il venait d'intégrer l'équipe de France »

Vous gardez aussi de bons souvenirs du Celtic Glasgow ?

Bien sûr. J'y ai joué de 33 à 37 ans. Les deux premières saisons, on n'a pas été champions. Mais après, on a fait le doublé avec une équipe extraordinaire. C'était Martin O'Neill l'entraîneur. On a mis 6-2 aux Rangers. On jouait à guichets fermés, tous les matches. C'était tout le temps plein.

L'ambiance de Celtic Park vous rappelait celle de Geoffroy-Guichard ?

Un peu. Il y a une énorme ferveur dans les deux clubs et les couleurs sont les mêmes ! A Saint-Etienne, c'est très passionné mais il n'y avait 40 000 spectateurs que contre Lyon, Marseille et Paris, et pour les grands rendez-vous de Coupe de France. Sinon c'était 20 000. Au Celtic, c'était 62 000 à tous les matches et on gagnait quasiment tout le temps. On avait vraiment une super équipe, avec Henrik Larsson devant. La dernière saison, il avait mis 50 buts.

Est-ce un des joueurs avec qui vous vous êtes le mieux entendu ?

Sans doute oui. J'adorais jouer avec lui. Je lui ai donné pas mal de buts mais il m'en a donné quelques uns aussi. J'ai pas mal marqué là-bas. On dominait tellement... On avait énormément d'occasions.

Et à Saint-Etienne, avec quel joueur vous êtes vous le mieux entendu ?

Il y avait une belle complicité avec Philippe Tibeuf. Le club a perdu gros quand il s'est gravement blessé. Il était en pleine bourre. Il venait d'intégrer l'équipe de France. Je me suis bien entendu aussi avec Gérald Passi. Ça marchait pas mal tous les deux. On avait de bons milieux défensifs pour nous donner le ballon : Despeyroux, Lambert. Et devant, c'était pas mal avec Mendy, Camara et Wohlfarth. Mais il aura manqué quelque chose.

Est-il vrai que vous auriez pu jouer à Lyon ?

Il y avait eu une approche de Bernard Lacombe. Il avait appelé. Mais c'était allé plus loin avec Metz. Carlo Molinari me voulait. On s'était rencontrés. J'en garde d'ailleurs un très bon souvenir. On avait passé un bon moment. Montpellier aussi il y avait eu des contacts.

PS : Retrouvez un 3e et dernier extrait de l'entretien avec Lubomir Moravcik demain samedi à 6h sur notre site