ASSE – Exclu BUT ! : Son parcours, sa saison, ses objectifs... les confidences du jeune Aïmen Moueffek
Aimen MoueffekCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
CONFIDENCES

ASSE – Exclu BUT ! : Son parcours, sa saison, ses objectifs... les confidences du jeune Aïmen Moueffek

A 19 ans, Aïmen Moueffek fait partie des bonnes surprises de l'ASSE depuis le début de la saison. Il s'est confié sur son parcours et ses objectifs dans But Saint-Etienne. Troisième et dernier extrait.

But ! : Aïmen, vous avez peu joué la saison dernière...

Aïmen MOUEFFEK : J'ai dû jouer quatre ou cinq matches avec la réserve. Pourtant, ça avait bien démarré. Le coach Printant m'avait appelé pour le stage en Angleterre. J'étais entré contre Middlesbrough et Newcastle, en amical. Mais en rentrant, j'ai joué deux matches avec la réserve et bing. J'ai repris un mois et demi après et ça a encore repété. Du coup, j'ai repris en janvier et juste derrière il y a eu le confinement...

Comment avez-vous appris que vous participeriez à la préparation de l'équipe première, cet été ?

C'est le coach Razik qui me l'a dit pendant le confinement. J'étais content. Après une saison pareille, je ne savais pas trop si le coach Puel allait m'appeler pour la « prépa ». C'était beau !

Quel a été le discours de Claude Puel ?

A mon arrivée dans le groupe, il ne m'a rien dit de spécial.

Et sur quoi insiste-il le plus aujourd'hui ?

Sur notre confiance en nous. Il nous dit de nous lâcher, qu'il sait de quoi on est capables. Il veut qu'on se lâche, qu'on se donne à fond.

Vous avez vécu vos premières titularisations en L1 en tant que latéral. Est-ce un poste que vous découvriez ?

J'avais joué une fois latéral en U15 avec Julien Sablé. C'était il y a longtemps ! Là, j'ai joué à droite, à gauche aussi à Metz. Ça m'a fait un peu bizarre. C'est sûr que j'ai plus de repères au milieu, c'est ce que je préfère, mais ce qui compte avant tout c'est de jouer, et de tout donner pour l'équipe. Je me dois de m'adapter. Le boss, c'est le coach. Moi, je joue là où il me dit de jouer. Il n'y a aucun problème. Sur le terrain, je donnerai toujours le meilleur de moi-même.

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« Quand tu perds, ça te met un peu dans des moments de doute. Mais je ne m'en fais pas pour l'équipe. Notre qualité, on la connait. On croit en nous »

Quels sont vos objectifs ?

Au début, quand j'ai repris avec le groupe, c'était de me faire une place, de faire une saison sans me blesser. Je ne savais pas que j'allais jouer autant. Si on m'avait dit que j'en serais à six matches à la mi-novembre, je ne l'aurais pas crû. Maintenant, c'est sûr que le fait de jouer me donne envie de jouer encore plus, d'enchaîner, de m'imposer. Mais chaque chose en son temps. Je pense au jour le jour. Je me dis que j'ai encore beaucoup à apprendre. L'objectif, c'est de poursuivre ma progression.

Il n'y a rien de tel que les matches pour ça...

C'est sûr que quand on joue, on engrange de l'expérience. Et de la confiance aussi.

On vous sent en confiance...

Plus qu'au début. Je suis moins timide. Je me lâche un peu plus. Plus je joue, moins j'ai de freins.

Vous étiez remplaçant lors du derby et lors des deux autres derniers matches. Etiez-vous déçu ?

Un peu. C'est normal. Mais je suis quand même rentré à Lyon. J'ai essayé d'apporter mon énergie à l'équipe. Ce qui m'a surtout déçu, c'est le résultat. On méritait mieux, au moins un point.

Avec cette mauvaise série, le moral et la confiance ont-ils été impactés ?

Moralement c'est normal d'être affectés. Quand tu perds, ça te met un peu dans des moments de doute. Mais je ne m'en fais pas pour l'équipe. Notre qualité, on la connait. On croit en nous. On sait que ça va tourner, qu'on va basculer du bon côté.

Quels sont vos meilleurs potes dans le groupe ?

J'en ai pas mal. Il y a Bilel (Benkhedim), Ryad (Boudebouz). Mais on s'entend tous bien. On est un vrai groupe. Il n'y a pas de clans. On est tous unis.