ASSE – L'analyse de Laurent Hess : « Des Verts complètement dépassés et loin d'être sauvés »
Debuchy, ici à la lutte avec Diop et CaioCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
DECULOTTEE

ASSE – L'analyse de Laurent Hess : « Des Verts complètement dépassés et loin d'être sauvés »

Comme lors du dernier derby contre Lyon (0-5), l'ASSE a pris une leçon de foot hier face à une séduisante équipe de l'AS Monaco (0-4). Son maintien est encore loin d'être assuré...

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4 buts d'écart. Il n'y a pas eu photo hier soir entre l'ASSE et l'AS Monaco. Le score du match est lourd mais il aurait pu être encore plus sévère, Jovetic ayant envoyé son penalty sur le poteau droit du pauvre Bajic en début de match, avant d'ouvrir le score, et après avoir expédié une première frappe sur la barre... A 1-0 à la mi-temps, ce n'était pas cher payé pour les Verts, complètement dépassés, improductifs au possible.

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Puel a beau changer ses joueurs et ses dispositifs, il n'y arrive plus

Puel, qui avait d'abord opté pour un 5-3-2, avec Debuchy et Trauco en pistons, tous deux aux abois, a changé son dispositif à la pause, comme souvent, en faisant entrer Abi à la place de Trauco. Mais en 4-2-3-1, avec Abi dans un rôle inédit d'ailier droit, l'ASSE n'a pas mieux existé, Monaco ajoutant trois autres buts comme à l'entraînement, sans même forcer son talent. Pauvre ASSE. Pathétique ASSE, incapable de se procurer la moindre occasion de toute la partie, acculée dans sa moitié de terrain pendant toute la dernière demi-heure de jeu. Il a fallu attendre la 63e minute pour voir Neyou adresser le premier tir cadré stéphanois de la rencontre, le deuxième, tout aussi peu dangereux pour Lecomte, étant l'oeuvre de Youssouf, de la tête (88e). Deux pauvres tirs cadrés pour des Verts qui n'ont réussi à remporter qu'un seul de leurs 13 derniers matches à domicile.

Nîmes, le match de la peur

Leur parcours à Geoffroy-Guichard, qui n'a plus rien d'un Chaudron (« Ici c'est le glaçon » serait bien plus approprié..), est indigne, comme l'a été leur prestation d'hier soir. « On a été surclassés », a déploré Debuchy. « On n'a même pas de regrets à avoir, on était trop loin », a commenté Puel. Roland Romeyer, lui, semblait désabusé après la rencontre. 4-0 contre Monaco, cela lui a peut-être rappelé cette défaite concédée il y a un peu plus de trois ans, face à ce même adversaire, sur le même score, avec Sablé sur le banc. Sous tension, il était rentré sur le terrain, fou furieux après l'expulsion de Ruffier. C'était en décembre 2017 et après l'intermède Gasset, voilà l'ASSE de nouveau dans le dur. Et même le très dur. Aujourd'hui, ses caisses sont vides malgré quelques 100 M€ empochés sur le marché des transferts, grâce notamment aux ventes des pépites William Saliba et Wesley Fofana. C'est entre les mains de Puel que la direction a mis l'avenir du club, et après avoir été sauvée par le Covid l'an dernier, alors qu'elle était 17e, l'ASSE est 16e à huit journées de la fin. Un match de la peur l'attend après la trêve internationale, à Nîmes. Un adversaire qui boxe dans sa catégorie. Celle des cancres de la Ligue 1.