Pascal Dupraz
Pascal DuprazCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ILS Y VONT TOUT DROIT...

ASSE – L'analyse de Laurent Hess : « Une catastrophe tellement prévisible »

A une journée de la fin de la saison, l'ASSE, 19e de L1 après sa défaite contre Reims (1-2), a un pied en L2...

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Et de 20. L'ASSE a concédé hier soir sa 20e défaite de la saison, battue par Reims (1-2) dans un Chaudron à huis clos, où les Ultras ont fait entendre leur colère, derrière les grilles, avant, pendant et après la rencontre. Voilà donc l'ASSE 19e de L1 à une journée de la fin du championnat, Metz ayant battu Angers (1-0). Comme Christophe Galtier trois jours plus tôt à Nice (2-4), Oscar Garcia n'a fait aucun cadeau aux Verts. L'Espagnol a réalisé un coaching gagnant à la mi-temps, alors qu'il y avait 1-1, en faisant entrer trois joueurs d'un coup : Ekitike, Busi et Gravillon. Un triple changement qui a changé la physionomie du match, Reims mettant la défense verte au supplice jusqu'à ce qu'elle craque avec ce but de Doumbia, insaisissable pour le pauvre Mangala, éliminé comme un plot...
 

Dupraz toujours aussi peu inspiré,

des cadres en faillite
 

A ce triple changement, Pascal Dupraz a répondu bien tard, se décidant finalement à faire entrer lui aussi trois joueurs d'un coup dans la foulée du but rémois. Mais en faisant du poste pour poste avec Moukoudi et Sacko en lieu et place de Sow et Nadé, le successeur de Claude Puel est resté fidèle à sa défense à cinq (qui a encaissé 26 buts lors des 8 dernières journées) pendant encore dix minutes, jusqu'à la 70e et l'entrée d'Hamouma, très tardive. L'ancien caennais s'est vu refuser un but pour s'être jeté devant Rajkovic, mais Ekitike a touché du bois et Bernardoni a évité un 3e but rémois, si bien que la défaite des Verts est apparue plutôt logique. Pour l'expliquer, Dupraz a pointé le déficit athlétique de son équipe. Mais ces carences n'expliquent évidemment pas tout. « On fera le bilan après le dernier match », a dit Dupraz qui a commencé à donner un début d'explication en répétant, avant et après Reims, qu' « un entraîneur beaucoup plus prestigieux s'était aussi cassé les dents sur cet effectif là ». En gros, le Haut-Savoyard estime donc que l'ASSE n'est pas assez armée pour la L1, même si 7 joueurs sont arrivés cet hiver. Un Mercato actif mais qui n'a pas vraiment permis de renforcer l'équipe, seul Falaye Sacko pouvait être considéré comme un vrai renfort. De Gnagnon à Crivelli en passant par Sako ou Mangala, voire même Thioub (écarté contre Reims) et Bernardoni, les autres recrues ont peu ou prou apporté. Mais sur cette fin de saison, il y a aussi une grosse faillite des cadres, et la prestation de Khazri et Boudebouz contre Reims a confirmé cette incapacité des « anciens » à tirer l'équipe vers le haut, malgré leurs beaux discours. Il reste tout de même un match et une dernière chance de maintien pour l'ASSE, en cas de résultat à Nantes, samedi. Un point pourrait suffire à aller en barrage si le PSG fait le boulot contre Metz, comme il vient de le faire à Montpellier (4-0). On ne sait donc jamais. Tout peut aller très vite en football. L'espoir fait vivre, les carottes ne sont pas encore complètement cuites... Mais aujourd'hui, le constat est là : les Verts ont un pied en L2. Et pour l'ensemble de leur œuvre, de Puel à Dupraz en passant par la gestion calamiteuse du duo d'actionnaires, comment pourrait-on s'étonner de voir la terrible sentence tomber samedi prochain ?

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Pour résumer

A une journée de la fin de la saison, l'ASSE, 19e de L1 après sa défaite contre Reims (1-2), a un pied en L2... Et pour l'ensemble de leur œuvre, de Puel à Dupraz en passant par la gestion calamiteuse du duo d'actionnaires, comment pourrait-on s'étonner de voir la terrible sentence tomber samedi prochain ?

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS

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