ASSE : le Prince Ravichak et les fonds d'investissements dédiabolisés grâce au RC Lens ?
Joseph Oughourlian (RC Lens), le bel exemple d'un fonds d'investissement (Amber Capital) qui se prend au jeu.Credit Photo - Icon Sport
par Alexandre Corboz
MACRO-ECONOMIE

ASSE : le Prince Ravichak et les fonds d'investissements dédiabolisés grâce au RC Lens ?

Luc Dayan s'est exprimé sur Poteaux-Carrés sur le possible rachat de l'ASSE. L'homme d'affaires ne voit pas forcément les fonds étrangers comme une menace.

Zapping But! Football Club ASSE : l'edito de Laurent Hess sur le revenant Wahbi Khazri

Spécialiste en restructuration et vente de clubs de football, Luc Dayan garde un œil attentif sur ce qui se passe du côté de l'ASSE où le cabinet KPMG étudie les dossiers de plusieurs repreneurs français (Markarian) et étrangers (Terrapin, le prince Ravichak).

Sur le site Poteaux-Carrés, l'homme d'affaires a évoqué tous les dossiers, refusant de condamner le projet du Prince Ravichak Norodom malgré son caractère exotique : « Vous savez, en 2006, le projet de rachat du PSG que je portais a échoué parce que des personnalités politiques parisiennes ont freiné en voyant des fonds qataris. Ils disaient qu'ils ne voulaient pas d'offres exotiques. Et puis, cinq ans après, le Qatar a repris Paris et voilà où on en est. Exotique, ça ne veut pas dire grand chose. Il faut regarder si les fonds apportés sont des fonds propres, quel est leur montant et quel est le projet derrière. On pourrait s'inquiéter de l'exotisme si un repreneur éloigné physiquement du club le gérerait difficilement ».

Le bel exemple Oughourlian au RC Lens

Luc Dayan calme la méfiance à l'égard des fonds d'investissements : « C'est la qualité managériale, la gouvernance, la cohérence du projet qui doivent être étudiés, plutôt que la nationalité de l'investisseur. ​Et puis il y a aussi la question de l'adaptation à l'environnement. Un patron de fonds d'investissement comme Joseph Oughourlian à Lens, on n'était pas certain que ça fonctionne. Mais il s'est fondu dans la culture lensoise, il est à l'aise dans cette culture populaire malgré sa qualité de patron d'un fonds d'investissement. Il est attaché à Lens même s'il n'est pas lensois ».

D'une manière générale, Luc Dayan défend les projets étrangers, assurant que les Verts sont quoi qu'il arrive « dans le bon timming » pour une vente en décembre – janvier  : « Il ne faut pas être radical sur la question. Ce n'est pas le fait d'être étranger qui fait qu'on est compétent ou qu'on a beaucoup de moyens. Il faut étudier les questions au cas par cas. Si quelqu'un peut développer l'ASSE en lien avec les supporters et les élus, pourquoi pas ! Mais encore une fois, il faut avoir du discernement sur chaque offre pour voir si les critères sont remplis ».

L'avis de Luc Dayan sur la vente de l'ASSE

Sur le site Poteaux-Carrés, Luc Dayan, dirigeant spécialisé dans la reprise des clubs de foot en difficulté et leurs relances, a donné son avis sur la vente de l'ASSE qu'il suit au travers des médias. Il se refuse à enterrer le Prince Ravichak ou le fonds Terrapin.