Les huis clos, c'est fini pour Briançon et l'ASSE
Les huis clos, c'est fini pour Briançon et l'ASSECredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ANALYSE

ASSE - Le rendez-vous de Didier Bigard : « A douze, ce sera plus facile… normalement »

Cette semaine, Didier Bigard consacre sa chronique au retour du public à Geoffroy-Guichard, programmé pour le 1er octobre prochain lors du match ASSE-Grenoble.

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« Face au Havre, les Stéphanois ont pris la plus belle volée de l’histoire du club, à domicile. C’était le 20 août. S’il y avait pour explication trois expulsions et pour excuse, un arbitrage plus rigoureux que les tacles et mauvais gestes, les observateurs ne s’étaient pas trompés de cible en pointant une défense à la dérive. « On ne peut s’en vouloir qu’à nous-mêmes » avait lâché Victor Lobry, lucide, tandis que Laurent Batlles s’interrogeait « Est-ce qu’on doit vraiment essayer de jouer ?» Après quelques entrevues qualifiées de «sympathiques » ou, dans le vocabulaire diplomatique, de franches et ouvertes, il avait dû trouver la réponse, en plaçant chacun devant les responsabilités qui incombent à celui qui revêt un maillot vert. Une lueur d’espoir plus tard à Valenciennes «On a produit du jeu », Batlles a goûté le feu d’artifice face à Bastia « J’ai bien aimé la qualité technique. Il était très important de montrer de la maturité et de la sérénité dans le jeu. Il est plus facile de gagner des matchs quand on joue bien » s’était-il félicité tout en prévenant « Ce n’est qu’un match ».

Les plus réservés face à ce succès rendu facile par la supposée faiblesse corse parlèrent, eux, de feu de paille, se croyant confortés par le nul arraché à Pau. Mais n’était-ce pas oublier que l’équipe de Didier Tholot venait de tenir Caen en échec? La réponse était attendue, comme les Verts, face à Bordeaux. Le leader après la lanterne rouge! On n’allait plus pouvoir relativiser les forces adverses, même si David Guion qualifiait ses Girondins d’outsiders.

Une L2 passionnante ? Pas pour les quatre qui descendront

Au retour du Béarn, le coach forézien avait positivé «Ce genre de rencontre fait grandir. On continue de construire. On se forge du caractère », mais il demandait aussi « un match référence» à ses hommes. Pas un hasard si l’expression a été reprise par Anthony Briançon samedi « Un match maîtrisé, avec une grande solidarité. Il va falloir s’appuyer dessus ».  Il parle de solidité. « On ne prend pas de but, on en marque deux » à l’instar de Jimmy Giraudon « On fait encore un clean sheet ». Pas un hasard. L’arrivée de Matthieu Dreyer qui avait été annoncée par Le Progrès, le même jour que la déroute havraise est une bonne pioche si on en juge sa prestation face aux Bordelais. Un remplaçant de luxe avec en prime une autre recrue payante, Ibrahima Wadji qui a inspiré Giraudon «On sait que devant on aura la qualité ».  Dylan Chambost n’en doute pas « C’est un plaisir d’évoluer derrière des joueurs comme ça ».

Ce bonheur aurait pu être partagé autrement que par écran interposé, mais le public attendra la venue de Grenoble le 1er octobre, sauf à être abonné dans le kop Sud toujours fermé, ou à accepter de payer une place dans une autre tribune. Après le festival devant Bastia, Battles avait regretté «Dommage qu’il n’y ait pas eu de supporters pour apprécier ce joli spectacle » et tous attendent le retour de ce douzième homme. Avec lui, l’équipe sera plus forte si on en croit ceux qui clament qu’avec 20000 spectateurs, le trio arbitral aurait gagné en réflexion avant de sortir trois rouges face au Havre. On veut y croire car, si la saison dernière les débordements ont coûté trois points aux héritiers de l’échec, ces Verts font souffler un air plus frais qui n’échauffe pas les esprits.

Face au risque, Chambost prévient «Le coach et le staff vont se charger de nous remettre les pieds sur terre » et c’est tant mieux. Car si David Guion  promet « une L2 passionnante », elle le sera surtout pour les vainqueurs. Pas du tout pour les quatre qui descendront. »

Didier Bigard 

Pour résumer

Cette semaine, Didier Bigard consacre sa chronique au retour du public à Geoffroy-Guichard, programmé pour le 1er octobre prochain lors du match ASSE-Grenoble. "Avec lui, l’équipe sera plus forte si on en croit ceux qui clament qu’avec 20000 spectateurs, le trio arbitral aurait gagné en réflexion avant de sortir trois rouges face au Havre"...

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS
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