ASSE – Le rendez-vous de Didier Bigard : « Favoris ? Grosse équipe ? Vous plaisantez... »
Claude PuelCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ANALYSE

ASSE – Le rendez-vous de Didier Bigard : « Favoris ? Grosse équipe ? Vous plaisantez... »

Didier Bigard revient sur le match nul concédé par l'ASSE face à Nîmes (2-2) en pointant les lacunes des Verts, que la victoire à Bordeaux (2-1) avait pu faire un peu oublier...

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« Après le succès de Bordeaux à Strasbourg (2-0), Jean-Louis Gasset savourait la manière «C'est le résultat de la qualité technique, de l'organisation, de tout ce qu'on travaille, la rigueur, la solidité derrière, et un bon gardien. Quand on joue comme ça on prend des points ». Mais il faisait aussi le constat que son équipe « n'avance pas beaucoup au classement». 

 

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Une équipe qui ne lâche pas, une autre qui gâche

Claude Puel, lui, n’a pas eu à se pencher sur les chiffres, un tableau qui tend de plus en plus sur le noir, malgré la victoire, quatre jours plus tôt en Gironde la première depuis onze rencontres. « Je n'ai pas besoin de regarder le résultat de nos concurrents directs pour voir que ce n'est pas une bonne opération » commenta-t-il après le nul face à Nîmes qui a fait redescendre quelques optimistes sur terre. Il avait d’ailleurs devancé ce énième faux pas, lors de son point presse d’avant-match «Archi favoris ? Vous pensez qu’on a la marge pour nous présenter comme archi favoris ? Sûrement pas. Il faut s’employer à chaque match et s’attendre à un combat quel que soit l’adversaire. Nîmes est une équipe qui ne lâche pas ».

Et Saint-Étienne, une formation qui gâche ajouterons-nous. Arnaud Nordin l’a regretté « On doit tuer le match avant que Nîmes n’égalise » comme son entraîneur « Nous sommes fautifs d'avoir laissé l'adversaire revenir. Ce match aurait pu être plié au bout d'un quart d'heure, vingt minutes ». C’est une évidence que les deux cadres, Wabhi Khazri et Ryad Boudebouz ne contesteront pas. Le premier manque une belle occasion, le second un penalty. Avec celui raté par Denis Bouanga dans le derby ce sont trois points en moins et surtout beaucoup de confiance envolée dans un secteur qui en manque cruellement. A l’image justement de Bouanga et autre ténors supposés soutenir les jeunes et dont on se demande un peu moins pourquoi ils sont restés longtemps sur le banc alors que nous les réclamions sur le terrain.

Certains en viennent à regretter Robert Beric qui avait marqué 31 buts en 99 matches

Les statistiques sont impitoyables et les faits sont têtus. « Stabilité et du choix au milieu et en attaque pour la réception de Nîmes. A défaut de véritable avant-centre » avions-nous tweeté samedi pour relayer le groupe publié sur le site du club. Khazri, Boudebouz, Hamouma, Bouanga dépannent mais peut-on leur tenir rigueur de ne pas être des buteurs? 

Certains en viennent à regretter Robert Beric qui avait marqué 31 buts en 99 matches sous le maillot vert, sans convaincre aucun de ses entraîneurs, de Galtier à Puel en passant par Garcia, Gasset et Printant. On doit plutôt déplorer le fait que les dirigeants du club ne soient jamais parvenus à satisfaire tous ces techniciens dans leur demande de renfort à ce poste. Éternel sujet de discussion qui n’absout pas les joueurs. La preuve? A entendre Arnaud Nordin, on comprend qu’il y a eu des manquements « Le coach a raison, on avait des consignes, on dominait et on s’est fait surprendre » alors que le Nîmois Guessoum au contraire se félicitait « On a respecté les consignes ». On livrera aussi à la réflexion de ces Verts pâles le satisfecit de Jérôme Arpinon après le nul de son équipe : « Nous avons eu les ressources pour égaliser peu de temps après avoir pris un but sur phase arrêtée. Nous avons affiché de belles valeurs... avec une équipe diminuée par plusieurs absences ». Par contre, que personne, du côté de l’ASSE, ne prenne pour vérité la conclusion de l’entraîneur nîmois « Nous ramenons un point très important de Saint-Étienne, qui est une grosse équipe». Le point pris (et mérité selon Puel) à Geoffroy-Guichard c’est hélas vrai et une triste habitude. Grosse équipe, c’est hélas faux. »

Didier BIGARD