par Benjamin Danet
CONSTAT

ASSE : les responsables du fiasco, ce sont eux !

L'ASSE, comme on pouvait le redouter, continue de creuser son propre trou en restant bonne dernière de Ligue 2. Une situation catastrophique qui ne doit rien au hasard tant ce club est géré de triste manière depuis des mois. Et ce à tous les étages. Explications.

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Caïazzo-Romeyer, la mauvaise blague perdure

Des années, déjà, qu'ils ne font plus rire grand monde. Et que leurs noms sont copieusement insultés par une majeure partie du Peuple Vert. Aux abonnés absents depuis trois ans, les deux hommes ne servent plus à rien dans ce club : Bernard Caïazzo n'habite plus en France et n'a plus les pieds à Sainté depuis des lustres. Roland Romeyer, lui, visé par des Ultras qui ne vont pas le lâcher, n'a même plus de bureau à l'Etrat. Deux actionnaires en perdition, en somme, qui trouvent tout de même le moyen de jouer avec les nerfs de tout le monde en s'accrochant à leur part du gâteau et en refusant de vendre. Ont-ils investi dans le club au cours des dernières années ? Non. Ont-ils pris de bonnes décisions ? Non plus. Sont-ils à la tête d'une institution du ballon rond qui se porte bien financièrement ? Certainement pas. C'est justement en raison de leur mauvaise gestion, et de leurs tristes choix, que l'ASSE continue de vendre ses meilleurs joueurs pour renflouer les caisses. Saliba, Fofana, Gourna-Douath, ça ne sert qu'à éponger des dettes. Pas à investir pour essayer de remonter en Ligue 1. Pis, les deux hommes avaient annoncé, eu lendemain d'une tragique descente, qu'ils allaient prendre du recul. Et vendre. Un mensonge, un de plus, qui cristallise la colère de nombreux supporters et même du Maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau. 
La donne est aujourd'hui assez claire : Caïazzo et Romeyer veulent de l'argent, beaucoup d'argent, pour leurs parts. Et tant que la plus value ne sera pas conséquente (ils ont investi respectivement 2,5 millions pour Caïazzo et 1,25 million pour Romeyer), ils ne lâcheront rien. L'intérêt du club, lui, passe bien après. Et c'est justement pour ça qu'ils ont une responsabilité immense dans ce qui se passe aujourd'hui dans le Forez.

Soucasse, l'échec permanent


L'homme aux affaires, c'est lui. Un ancien joueur, très moyen, passé par l'ASSE dans les années 90 et poussé dehors lorsque la club avait été repris en main par le duo Alain Bompard-Gérard Soler. Depuis, Jean-François Soucasse a fait ses preuves à Toulouse avec un long bail de dix-neuf ans au TFC et de nombreuses fonctions occupées. Ironie de l'histoire, lorsqu'il arrive dans le Forez au mois de janvier 2021, en remplacement de Xavier Thuilot, de nombreux supporters toulousains se répandent sur les réseaux sociaux et souhaitent bonne chance à leurs homologues stéphanois. En cause, une descente en L2, un divorce total entre Soucasse et les supporters et une image considérablement abîmée. Ironie, toujours, Soucasse, depuis qu'il est à l'ASSE, a connu une descente en L2 et ne semble pas entretenir d'excellents rapports (un euphémisme) avec les Magic Fans et les Green Angels. Autre certitudes, Soucasse a validé la venue de Pascal Dupraz sur le banc des Verts. Un échec. Laissé certaines clés à Loïc Perrin et Samuel Rumstein. Echec, encore. Il est facile d'aller gronder les joueurs quelques minutes après la claque reçue face au Havre dans le vestiaire, mais, de notre côté, on préférerait des décisions fortes, une ligne claire et un directeur général à poigne qui sait où il va. Mais ça...

Un recrutement (in)digne de l'ASSE


Autant être clair : le club stéphanois n'a pas particulièrement brillé ces dernières années lors des différents mercato. Les choix catastrophiques sont innombrables et on sait, aussi, que la descente en L2 provient d'une mauvaise gestion de la cellule recrutement. Mais cette fois, alors qu'il était une urgence de ne pas se tromper, l'ASSE a encore frappé fort. Qui peut se targuer de ne pas recruter de buteur alors que chaque match qui passe, et il y en a déjà eu quatre, laisse apparaître un cruel déficit devant ? L'ASSE. Qui va chercher des défenseurs, ou des milieux de terrain ou même un gardien expérimenté à la fin du mois d'août alors que Jean-Philippe Krasso manque cruellement de soutien en pointe ? L'ASSE. Qui vend pour plus de 20 millions d'euros, dont pour le seul Gourna, sans investir en retour dans le recrutement ? L'ASSE. Cet échec, qui ne doit absolument être passé sous silence, est imputable à Laurent Batlles et Loïc Perrin. On sait très bien que les deux hommes aimeraient davantage de moyens. On sait que Batlles commence à trouver le temps long. Mais, en attendant, les recrues, ce sont eux. Et ils ont donc une part de responsabilité dans cet énième retard à l'allumage.


Des joueurs pas au niveau


Doux euphémisme, pas un supporter de l'ASSE n'a attendu la rencontre cataclysmique face au Havre pour deviner la faiblesse du groupe stéphanois. Le match d'ouverture à Dijon, au-delà du jeu, avait déjà montré les faiblesses physiques, techniques et mentales d'un groupe qui, dans sa majeure partie, ne répond pas pou plus. En défense centrale, Briançon fait preuve d'une nervosité ahurissante. En retard sur presque chaque contact, il a trouvé le moyen d'être expulsé contre le Havre. Giraudon tarde également à convaincre. Gabriel Silva semble avoir perdu son football, Maçon n'est plus que l'ombre de lui-même. Et que dire de Palencia...Au milieu de terrain, seul Lobry donne, pour l'instant satisfaction et Krasso, si seul, ne pourra, comme à Quevilly, sans cesse faire des exploits individuels pour recoller au score. Cafaro,n qui a montré de belles choses sur le terrain de Rouen, ne doit en aucune manière afficher une telle nervosité face au Havre, pénalisant le groupe comme rarement. 
Après quatre journées de L2, on se rend compte, en réalité, que l'ASSE dispose d'un groupe moyen, certainement pas armé pour remonter en Ligue 1. Il faut arrêter de rêver et se remettre au travail pour assurer le maintien. Nous, supporters, n'avons pas fini de souffrir devant tant de médiocrité. 

Certains supporters qui coûtent des points


C'est une autre évidence : heureusement que Geoffroy-Guichard était vide lors de la correction reçue face au Havre. Que se serait-il passé en tribunes face à une telle honte ? On n'ose même pas l'imaginer. Ce qui est certain, également, c'est que ces quatre matches à huis clos sont un handicap considérable pour les hommes de Batlles. Pas d'ambiance, pas de soutien, la sensation d'être seuls et de ne pouvoir compter sur un douzième homme si important. Face au Havre, et avec un public bouillant, peu probable que Mr Letexier sorte deux cartons rouges en première période. Face à Nîmes, le chaudron aurait sans doute poussé pour permettre aux Stéphanois d'aller chercher la victoire. Tout ça, on le doit à l'irresponsabilité de certains Ultras en fin de saison dernière. Et on se met à espérer que cela ne recommence pas dans les prochaines semaines. Il serait d'ailleurs bon, à ce sujet, que Jean-François Soucasse se mette vite autour de la table avec les Ultras afin de pacifier les relations. 

B.D.

Pour résumer

L'ASSE, comme on pouvait le redouter, continue de creuser son propre trou en restant bonne dernière de Ligue 2. Une situation catastrophique qui ne doit rien au hasard tant ce club est géré de triste manière depuis des mois. Et ce à tous les étages. Explications.

Benjamin Danet
Rédacteur
Benjamin Danet
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