ASSE - Lettre ouverte à Denis Bouanga : « A happy B to Denis B »
Denis BouangaCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ANNIV

ASSE - Lettre ouverte à Denis Bouanga : « A happy B to Denis B »

Rendu célèbre par son passage remarqué à “Tout le monde veut prendre sa place”, Dominique Bréard est un véritable amoureux de l'ASSE. En voici une nouvelle preuve avec cette chronique passionnée et passionnante, dédiée aux 26 ans de Denis Bouanga.

Mon cher Denis,
Toi, mais surtout mes lecteurs fidèles, vous serez aperçus que j’ai déjà écrit une chronique qui portait ce titre. Et si certains ont une mémoire particulièrement développée, ils se rappelleront que j’ai écrit ce texte il y a exactement un an. Oui, il y a un an j’ai écrit une chronique portant ce titre pour te souhaiter un joyeux anniversaire, chose que je n’ai fait pour aucun autre joueur de l’ASSE. On me dira que ce n’est pas très juste et je le confirme. Il se trouve simplement que ce texte que j’avais écrit à l’époque a préfiguré sans que je m’en doutasse le style épistolaire que j’allais adopter quelques mois plus tard pour mes petits billets et rien que ça justifie que je t’en remercie.
Mais surtout, mon cher Denis, j’ai quelques trucs à te dire cette semaine et puisque c’est ton anniversaire, autant t’offrir et m’offrir à moi-même ce petit clin d’œil. Et si tu te faisais plus décisif ? Oui, là, mon cher Denis, j’avoue que ça peut cueillir un brin à froid mais laisse-moi t’expliquer. Où en serions-nous si, le 24 juillet dernier, ce ballon que tu mets sur le poteau lors de la finale de la Coupe de France était entré dans le but ? Autre question encore : que penserions-nous à l’heure où j’écris ces lignes, soit le 9 novembre, si, alors que tu a pris Lopes à contrepied, tu avais un peu moins croisé ta frappe lors du pénalty ? Il ne s’agit pas de t’accâbler, entends-le bien. Mais, bien que ne te connaissant pas, il m’a semblé que lorsque tu nous fais des matches pleins, s’invite chez toi aussi une nervosité qui fait que tu restes un attaquant valeureux alors que tu pourrais devenir une perle à la Aubameyang, rien de moins.
Alors que tu prends une année de plus, j’ai la certitude que tu pourrais encore prendre une nouvelle dimension et que cela pourrait nous profiter dès cette année alors qu’on en a grand besoin… J’imagine que tu y travailles et ce que tu nous a montré lors du derby prouve tout de même que je n’écris pas trop de bêtises, du moins le crois-je…
 

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“Alors que tu prends une année de plus, j’ai la certitude que tu pourrais encore prendre une nouvelle dimension”

Et si tu prenais des responsabilités dans le vestiaire ? Alors là, mon Denis, ne m’en veux pas, c’est une des mes marottes et j’ai déjà fait le coup à Hamouma. Il ne t’aura pas échappé que ton coach fait jouer de plus en plus de jeunes et qu’il le fait autant par désir que par obligation. Tu sais aussi que ces jeunes ont besoin d’être canalisés sur le plan technique et parfois soutenus sur le plan mental pour supporter le haut niveau. Or, puisque je te parlais de Romain Hamouma, il semble qu’il ait provoqué en même temps que Moulin et Debuchy une réunion au sommet dans le vestiaire. On n’a pas tardé à en voir le résultat puisque même si on sait bien que le derby est un match qui transcende toujours, on a eu le sentiment du retour progressif vers le niveau qui était celui de l’équipe en début de saison. Si Hamouma, Moulin et Debuchy ont pris leurs responsabilités, toi, du haut de tes 26 ans, tu peux aussi faire valoir de l’expérience et en faire profiter tout le monde. Je parlais d’injustice tout à l’heure mais, pour le coup, je n’oublierai pas Kolo et Khazri qui pourraient aussi prendre leur part de responsabilités vis-à-vis de certains jeunes qui en ont besoin.
Être plus décisif, mieux gérer les période de mercato, faire profiter de ton expérience, voilà des injonctions qui sont un peu sèches pour un cadeau d’anniversaire. C’est pourquoi je veux adoucir la fin de cette missive. Mon cher Denis, j’ai adoré ta prestation dans le derby et je sais à quel point c’est une aubaine de t’avoir dans notre effectif. Reste longtemps auprès de nous car, pensant pouvoir généraliser mon propos, nous t’aimons très fort et souhaitons que tu puisses encore être meilleur que tu l’as été jusqu’à présent et le potentiel est là. En attendant, profite bien de ta famille et, après cette détestable trêve internationale, reviens-nous en Bouanga puissance 2. Les Armoricains ne s’en remettrons pas…


Ton très dévoué
Dominique BREARD, Bouangalâtre