ASSE - LOSC (1-1) : du bon et du moins bon, le match des Verts en quatre thèmes
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par Benjamin Danet
LIGUE 1

ASSE - LOSC (1-1) : du bon et du moins bon, le match des Verts en quatre thèmes

L'ASSE accueillait ce soir au stade Geoffroy-Guichard le LOSC de Christophe Galtier dans le cadre de la 12e journée de Ligue 1. Résultat, un match nul (1-1) et enfin un point de plus (11) au classement.

Des semaines, et même des mois, que l'ASSE était bloquée au compteur de la Ligue 1 avec ses 10 points. Fruits d'un excellent début de saison avec deux victoires dans le chaudron, une à Marseille et un match nul à Nantes. Depuis ? Une catastrophe en série avec, tenez-vous bien, sept défaites consécutives, dont la dernière à Brest avec une équipe stéphanoise menée 4-1 à la pause. Les hommes de Claude Puel n'avaient donc, ce soir, d'autre choix que de montrer un visage séduisant. Et, sait-on jamais, prendre un ou trois points, face à une formation du LOSC, grandissime favori du duel. Voici ce qu'il faut principalement retenir de cette rencontre.

L'expérience, ça a du bon...

Si Claude Puel avait, jusque-là, des certitudes dans ses choix de joueurs, et même d'équipes, peu probable que son onze de départ aligné face au LOSC lui ai procuré un immense bonheur. Car après avoir indiqué le chemin du départ, ces dernières semaines, à Miguel Trauco, Wahbi Khazri et pas vraiment poussé Romain Hamouma à continuer sous ses ordres, il a fait confiance aux trois hommes d'entrée de jeu face aux joueurs de Galtier. Et, comme par hasard, les Verts ont, pour la première fois depuis des lustres, affiché une sérénité et une confiance dans leurs gestes jusque-là rarement perçues.

Palme de la résurrection à Miguel Trauco, le Péruvien étant auteur d'une première période monstrueuse, étouffant Lihadji, envoyant un missile sur le but de Maignan et faisant même preuve d'une lucidité dans tous ses gestes. Khazri, lui, affuté comme rarement, a eu le mérite de proposer beaucoup de solutions, de peser sur la défense des Dogues et de convertir, en but, son pénalty. Au même titre que leurs partenaires, les trois ont été plus discrets au retour des vestiaires, faisant face à une toute autre volonté des Lillois. Palme du courage, cette fois, à Mathieu débuché, victime de crampes, mais qui attendu la toute fin de match pour quitter ses partenaires. L'expérience, là-encore....

Un milieu de terrain qui prend du poids...

Les commentateurs de la chaîne Téléfoot, Benoît Cheyrou en tête, sont tombés sous le charme. Celui du Camerounais Yvan Neyou, auteur d'une remarquable première période. Et au-delà des innombrables ballons ratissés par la bonne trouvaille de Puel l'été dernier, c'est son entente avec Mahdi Camara qui commence (vraiment) à être intéressante. Les deux hommes, complémentaires et offrant un bloc compact, se trouvent instantanément et parviennent à effectuer le pressing sur l'adversaire sans ratés. Camara, que Puel avait mis arrière droit à Lyon, puis à Brest, a indéniablement le coffre pour apporter plus. Il l'a une fois encore montré face au LOSC. 

...mais manque d'un joueur de ballon

Il n'a fallu que dix petites minutes, en seconde période, pour comprendre à quel point les Lillois ont dû recevoir une soufflante de leur entraîneur au vestiaire. Plus haut sur le terrain, plus déterminés et plus justes dans leurs transmissions, les Lillois ont vité étouffé le milieu des terrains des Verts. Qui, dans ces cas-là, manque cruellement d'un joueur susceptible de conserver le ballon. Faute d'un technicien, les Verts, bien au contraire, reculent, balancent et ne construisent plus. Résultat, une seconde période à sens unique et des Lillois logiquement revenus au score (Ikoné). Un miracle, presque, au vu des solutions offensives lilloises, que le score soit resté à 1-1. A quelques semaines près, les supporters des Verts ont vu le même match qu'à Lyon lord du derby. Seul lot de consolation, ils prennent cette fois un point.

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Zaydou-Bouanga, perdus de vue

Ceux qui suivent l'ASSE au fil des rencontres ne doivent toujours pas comprendre, depuis plusieurs semaines, les performances de Denis Bouanga et de Zaydou Youssouf. Si précieux, et si influents, lors de l'exercice précédent, les deux homme éprouvent aujourd'hui toutes les peines du monde à se montrer. Décalé sur un côté, alors qu'il évoluait dans l'axe plusieurs mois durant, Zaydou ne pèse plus. Pis, l'ancien bordelais semble même perdu sur la pelouse. Denis Bouanga, lui, à qui on ne pourra pas reprocher, ce soir, d'avoir défendu, n'a plus (du tout) la même inspiration offensive. Le Gabonais manque de lucidité dans son jeu de passes, perd ses duels et n'est plus jamais en position intéressante aux abords de la surface adverse. Le constat est le même depuis le début de la saison et on se demande quand se produira le déclic tant attendu.