ASSE - Opinion : Caïazzo, Puel, Romeyer...aucun pilote dans l'avion
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par Benjamin Danet
Fond du trou

ASSE - Opinion : Caïazzo, Puel, Romeyer...aucun pilote dans l'avion

Deux jours après l'humiliation face à l'OL au stade Geoffroy-Guichard, les supporters de l'ASSE ont toujours du mal à s'en remettre. La preuve avec ces quelques mots.

La gueule de bois est telle, après cette humiliation, qu'on se devrait presque de tirer à boulets rouges sur les seuls joueurs alignés face au voisin honni. Fustiger la faiblesse de certains, s'indigner face au manque d'amour propre et critiquer, bien entendu, les choix de l'entraîneur, Claude Puel, incapable de modifier son système alors que la maison verte prenait l'eau de toutes parts. 

La gueule de bois est telle, après cette humiliation, que le peuple Vert s'évite pourtant toute forme d'acharnement. Dépité, sans doute, par le jeu proposé. Fatigué, plus certainement, par le manque de solutions offertes à un club qui navigue à vue. Les idées sont donc rares, les recours, inexistants. Trop de mépris accordé aux cadres, depuis des mois, pour qu'ils tentent de sauver ce qui peut encore l'être. Trop de confiance accordée aux jeunes pour qu'ils se remettent déjà en cause face à la crise qui couve. Trop de pouvoirs accordés à un seul homme qui, par ses fonctions de coach et de manager, fait la pluie et pas vraiment le beau temps à l'ASSE.

La gueule de bois est telle, après cette humiliation, qu'on aimerait tous rembobiner le mauvais film de ces derniers mois. Couper au montage les tristes scènes d'un Roland Romeyer qui fait et défait sans qu'il se rende compte, un seul instant, du mal que ça engendre. On ne reprochera jamais au président son amour du club, ni le fait qu'il lui appartienne (en partie). Mais comment ne pas condamner la gestion des cas Printant et Thuilot. Comment comprendre le yo-yo permanent d'un homme qui alterne, tous les six mois, entre devant de la scène et totale disparition médiatique. Comment admettre le récent entretien surréaliste, accordé à une télévision égyptienne, qui a eu pour seul effet de torpiller un dossier majeur du mercato.

 

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On ne sait plus vers qui se tourner

La gueule de bois est telle, au lendemain de cette humiliation, qu'on n'ira pas davantage chercher de solutions chez Bernard Caïazzo. Co-président et homme des instances, paraît-il. A l'ombre totale de l'Etrat, plus exactement, éloigné du quotidien et de ses dossiers. Auto-désigné pour trouver, sait-on jamais, un actionnaire qu'on nous fait miroiter depuis des années. En attendant l'argent frais, on aimerait déjà de la poigne et des idées. Que le tandem présidentiel est aujourd'hui incapable de nous offrir. 

La gueule de bois est telle, au lendemain de cette humiliation, qu'il ne faut en aucun cas s'attendre à un coup de théâtre avec le limogeage de Claude Puel. Ses résultats l'exigeraient, on le sait. Mais comme Puel a les clés du club, et que ce dernier n'a plus un sou...En seize mois chez les Verts, le Castrais ne nous a toujours pas convaincu. Son projet demeure illisible. Les anciens blacklistés en début de championnat ? Boudebouz et Khazri sont revenus. Ruffier licencié ? Moulin ne s'est jamais libéré de la comparaison. Les jeunes au pouvoir ? Il faut avant tout bien les encadrer. Hamouma ? Le dossier de sa prolongation de contrat n'est même pas ouvert alors que le joueur peut déjà partir ailleurs. Une ligne directrice, un projet de jeu ? Si vous êtes au courant, faites-le nous savoir.

La gueule de bois est telle, au lendemain de cette humiliation, qu'on ne sait même plus vers qui se tourner. Pas d'homme providentiel, aucun pilote. Seuls un voisin qui nous humilie et une Ligue 2 se rapproche. Personne, en France, ne pouvait imaginer que 2021 allait être pire que 2020. A Sainté, désormais, on se demande.