par Benjamin Danet
RAS LE BOL

ASSE - OPINION : Caïazzo, Puel, Romeyer, partez et vite

L'ASSE, bonne dernière de Ligue 1, a encore et toujours proposé un spectacle affligeant à ses supporters lors de la pitoyable prestation face au Stade Rennais. Les Verts coulent et la direction fait comme si de rien n'était. Le temps presse, pourtant.

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On le sait, l'emportement n'est jamais bon conseiller en matière de football. Et réclamer quoi que soit, à un dirigeant, des joueurs ou encore des supporters, dans un contexte de crise, n'est pas toujours d'une louable utilité. Exception notable cette fois, l'ASSE n'a pas attendu de subir un énième camouflet, ce jour face au Stade Rennais (défaite 5-0), pour signifier à la France du foot à quel point elle allait mal. 

Plusieurs mois, déjà, que Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, paraît-il bons gestionnaires, ont fermé la ligne de débit sur le compte bancaire du club. Plusieurs mois, déjà, que les deux hommes (supposés) forts de la maison Verte ont décidé de ne plus rien investir du tout, afin de présenter des comptes dignes de ce nom à un éventuel repreneur. Et, pas folles les guêpes, de récolter une belle plus-value lors de la revente de l'ASSE et de leurs actions. Une éternité, enfin, que Claude Puel, à qui on ne reprochera surtout pas ses émoluments (donnés par la direction) goûte aux défaites, aux mauvais choix et au courroux des supporters.

Trio de la lose

Ces trois hommes, que l'on peut associer à un trio de la lose, laissent aujourd'hui le temps passer. Et les camouflets défiler. Comme si l'avenir pouvait effacer le quotidien. Et que le classement de Ligue 1 allait, à un moment où à un autre, offrir un quelconque répit à un effectif qui une met plus un pied devant l'autre. La stratégie de l'attente, donc, ou du néant en fonction, qui conduit chaque supporter des Verts à se couvrir de honte dès qu'un match se présente.

Il est pourtant grand temps, Messieurs, que vous quittiez le navire. Et vite. Décalés des réalités, plus du tout en phase avec ceux qui vous entourent, vous l'êtes. Vous, les deux présidents, incapables de vendre, qui se murent dans le silence tout en offrant les clés de la communication à un ancien journaliste. Vous, deux hommes qui mandatent un cabinet d'audit internationalement reconnu, KPMG, sans que ce dernier soit capable, dans les temps, de trouver une manne financière suffisante. A tel point que la vente des Verts devient un sujet tragi-comique.

Et le troisième larron, un Castrais en mal de succès, pour qui la défaite trouve toujours une autre explication que son simple management.  Oui, et il faut aussi le dire, Puel n'est pas aidé en matière de moyens financiers. Mais les cadres mis au banc depuis dix-huit mois, c'est lui. Khazri et Boudebouz laissés pour compte, c'est lui. Le recrutement du désastre Aouchiche, et de l'intermittent Krasso, c'est encore lui. Hamouma prolongé après l'avoir ignoré des semaines, c'est toujours lui. On l'a appris, il y a quelques minutes, Puel est mis à pied. Un coup de tonnerre, que plus personne n'attendait.

Que vous le vouliez ou non, l'ASSE est désormais au fond du trou en raison de vos choix, Messieurs. De votre inconstance. Le peuple Vert vous fait comprendre, et parfois fort maladroitement je l'avoue, que vous devez partir. C'est une urgence. Prenez donc vite vos chèques et vos plus-values, messieurs, ce qui est et sera tout à fait normal.

Mais rappelez-vous, de grâce, qu'en restant encore en place, vous plongez chaque jour notre club dans l'abîme. Et que tout ce qui arrivera demain ne pourra, décemment, être pire que ce que l'on vit aujourd'hui.

B.D.

Pour résumer

L'ASSE, bonne dernière de Ligue 1, a encore et toujours proposé un spectacle affligeant à ses supporters lors de la pitoyable prestation face au Stade Rennais. Les Verts coulent et la direction fait comme si de rien n'était. Le temps presse, pourtant.

Benjamin Danet
Rédacteur
Benjamin Danet