ASSE - Opinion : Soucasse défenseur des Verts, ça a donné quoi ?
par Benjamin Danet
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ASSE - Opinion : Soucasse défenseur des Verts, ça a donné quoi ?

Avant d'être nommé directeur général des services de l'ASSE, aujourd'hui, Jean-François Soucasse a porté le maillot des Verts. Pas vraiment à la bonne période....

C'est bien connu, et notamment avec l'ASSE, dont l'histoire est aussi longue que riche. On va donc, une fois encore, parler d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Epoque vraiment pas bénie, où les Verts ne sont déjà plus tout à fait Verts et n'en finissent plus de flirter avec la deuxième division.

Quelques semaines, seulement, avant qu'un certain Jean-François Soucasse rejoigne le Forez, en provenance de Toulouse et à l'été 1995, le club du Forez n'a d'ailleurs du son maintien à l'état supérieur qu'à la relégation de l'Olympique de Marseille. Pas sportive, mais administrative, en raison de l'affaire VA-OM. Peu importe, les dirigeants stéphanois n'ont guère perçu le malaise et repartent pour un nouvel exercice comme si de rien n'était. Les supposés cadors ramenés par le tandem Larqué-Guichard deux ans auparavant sont tous partis. Plus de Laurent Blanc, plus de Roland Wohlfarth.

Jean-Michel Larqué, qui avait promis monts et merveilles, a lui-aussi tiré sa révérence, laissant place à un banquier, Michel Vernassa. L'équipe première, dirigée par Elie Baup, repose sur un mélange d'on ne sait trop quoi, tout juste portée par le talentueux, mais souvent exaspéré, Lubomir Moravcik. Par un jeune gardien de but encore méconnu, Grégory Coupet, remplaçant de Gilbert Ceccarelli. Et, enfin, par une attaque qui ne fait peur à personne, Sandjak-Thimothée. 

Inutile de dire que Jean-François Soucasse, connu des amateurs de ballon rond, n'est pas attendu comme le Messie. Juste une nouvelle tête, qui tient sa place dans le couloir gauche, ou en défense centrale selon les absents. Bien placé, parfois, relativement juste dans la relance, mais très léger sur l'adversaire direct. Un mauvais élément, comme on a pu le lire récemment sur les réseaux sociaux ? Absolument pas.

Plutôt la trajectoire d'un joueur moyen qui, à l'instar de ses partenaires, réussit un bon début de saison, avant de s'effondrer littéralement.

Plutôt la trajectoire d'un joueur moyen qui, à l'instar de ses partenaires, réussit un bon début de saison, avant de s'effondrer littéralement. Quelques succès de prestige, face à Guingamp (4-0) ou Gueugnon (2-0), un nul à Nantes et contre Bordeaux, mais une avalanche de défaites par la suite (8 matches sans victoire). Personne, dans le Forez, n'a d'ailleurs oublié un revers dans le chaudron face à l'AJ Auxerre (0-5)....

En seconde partie de saison, les Verts, ensuite dirigés par Maxime Bossis (1 match sur le banc lors du derby contre l'OL) puis Dominique Bathenay, vont peu à peu s'écrouler. Soucasse ? Disparu des radars. Même plus sur les feuilles de match. 23 apparitions au total. Raison suffisante, sans doute, pour que le grand ménage opéré dans les semaines qui suivent la descente en D2 pousse le défenseur à être prêté. Dans la plus totale indifférence, Soucasse file donc à Perpignan. En prêt, une saison durant. Et revient pour une saison 1997-1998 toujours aussi déprimante avec un maintien acquis dans les toutes dernières journées du championnat. Les Verts font alors de la peine et personne, vraiment personne, n'imagine un instant qu'ils remontront en D1 la saison suivante avec Robert Nouzaret aux commandes.

Ce sera sans Jean-François Soucasse, parti retrouver le Nîmes Olympique. Un défenseur qui, douce évidence, n'aura jamais marqué les supporters stéphanois, ni l'histoire du club. A son corps défendant, l'époque ne s'y prêtait vraiment pas. C'est désormais derrière un bureau qu'il devra s'illustrer. Pour que les jeunes, et les moins jeunes, se souviennent véritablement de lui.

B.D.