ASSE : pourquoi la vente du club est un nouveau pavé dans la mare de Puel
Puel, ici avec CaiazzoCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
PERSPECTIVES

ASSE : pourquoi la vente du club est un nouveau pavé dans la mare de Puel

Si Claude Puel soutient que la mise en vente de l'ASSE ne change rien pour lui, celle-ci vient tout de même contrarier encore un peu plus ses plans...

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C'est officiel : l'ASSE est à nouveau à vendre. Bernard Caiazzo et Roland Romeyer l'ont expliqué à travers un communiqué qu'ils ont fait passer à nos confrères du Progrès : ils cherchent un investisseur capable de prendre le relais, de permettre à l'ASSE d'avoir plus de moyens et d'ambitions. Claude Puel a réagi à cette annonce vendredi dernier en conférence de presse. « Les présidents ont voulu légitimer une situation qui est la leur et celle du club pour éviter toute tergiversation, a-t-il confié. Sur le fond, ça ne change strictement rien dans la mesure où comme pas mal de clubs on est impactés financièrement. Ma mission, c’est de continuer notre projet, d’asseoir ces jeunes joueurs qui feront le futur de l’ASSE, je l'espère, et de donner des possibilités à ce club sans moyens pour pouvoir croire à quelque chose de vertueux. À court ou moyen terme, il n’y a rien de nouveau ».

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Pourtant, Puel le sait bien : la mise en vente de l'ASSE vient contrarier encore un peu plus ses plans. Elle rajoute du flou sur les perspectives et à sa situation personnelle, alors qu'il n'a plus qu'un an de contrat, comme son adjoint Jacky Bonnevay. Pour un entraîneur venu, à la base, développer le club, sur du long terme, la situation n'est évidemment pas idéale. Puel était déjà fragilisé par les résultats, peu conformes aux attentes. Son salaire (225 000 € mensuels, hors primes), conjugué à la situation financière, rendait difficile une prolongation. C'est encore plus le cas aujourd'hui puisque les ce pourrait être un frein supplémentaire aux yeux des acquéreurs. Pour la direction, l'heure n'est pas à la dépense mais à la valorisation des actifs et à la prolongation des meilleurs jeunes. Ce qui signifie, aussi, que Puel devrait avoir encore moins de moyens que prévu pour renforcer son effectif cet été.

Le Castrais l'a dit : son « voeu pieux » est de parvenir à garder ses meilleurs jeunes. Mais l'état des finances ne le lui permettra peut-être pas. La saison actuelle a été plombée par le transfert de Wesley Fofana à Leicester, à la fin de l'été, alors que l'ASSE avait débuté par trois victoires avec l'international Espoirs. Et Puel a vu partir au beau milieu de la saison son bras droit Xavier Thuilot, qu'il avait imposé à Roland Romeyer. Il a vu arriver Panagiotis Retsos, éternel blessé, pour remplacer Fofana, puis Anthony Modeste en janvier plutôt que Mostafa Mohamed pour renforcer son attaque. Accessoirement, le mois dernier, l'ancien monégasque a aussi vu ses dirigeants lui demander, ainsi qu'à son staff et à ses joueurs, de baisser un peu son salaire afin d'aider le club à éponger une dette dont il est plus beaucoup plus victime que responsable. Le tout en un an et demi. Mais ce n'est peut-être pas fini...