ASSE : pourquoi les Verts ont failli dans l'opération maintien
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par Benjamin Danet
Défaite contre Brest (1-2)

ASSE : pourquoi les Verts ont failli dans l'opération maintien

A 13 heures, l'ASSE accueillait le Stade Brestois au stade Geoffroy-Guichard. Match capital dans l'optique du maintien. Résultat, une défaite 1-2 alors que les Stéphanois avaient ouvert le score.

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L'occasion était rêvée pour l'ASSE de Claude Puel. Un match à domicile face à une formation en dedans (Stade Brestois) et un maintien (quasi) acquis en cas de succès dans le chaudron (vide) de Geoffroy-Guichard. Mais les Verts, qui avaient ouvert le score et étouffé les Bretons trente minutes durant, se sont ensuite liquéfiés. Résultat, une victoire des Brestois, eux qui n'avaient plus gagné en terrain adverse depuis dix rencontres...

Un match bien préparé par le staff technique

Toux ceux qui ont suivi la première période de la rencontre ont vite compris. Claude Puel et son staff, bien entendu aidés par la vidéo, avaient décidé de jouer haut et d'empêcher les Brestois de remonter le ballon. Eux qui aiment manier le cuir, et construire, étaient au contraire gênés, et parfois asphyxiés. Les Brestois ont dès lors multiplié les pertes de balles et les approximations techniques. Première alerte, dès la 8e minute, avec un bon pressing de Trauco sur le côté gauche et un raté incompréhensible du Péruvien qui, seul et sur son pied gauche, trouvait le moyen de rater son centre en retrait  avec deux attaquants stéphanois qui n'avaient plus qu'à pousser le ballon au fond des filets.... La seconde alerte allait être la bonne pour les Verts, avec cette fois une mauvaise relance de Brassier, contré par Nordin, qui permettait à Khazri de récupérer le ballon et de tromper Larsonneur d'une frappe à ras de terre (13e, 1-0). Trente minutes durant, les hommes de Dall'Oglio n'ont pas vu le jour. Avant que les Verts déjouent et, de toute évidence, oublient les consignes.  

Un relâchement incompréhensible et coupable

Interrogé à la pause du match, Wahbi Khazri ne comprenait pas pourquoi l'ASSE avait si mal terminé la première période. "On n'a pas le droit de faire ça. D'accord, on peut reculer, mais faisons-le en avançant. Là, on joue comme si on affrontait le Real Madrid." Le Tunisien traduisait avec ses mots un relâchement ahurissant des Verts en fin de premier acte. Avec un Zaydou Youssouf qui se prenait pour un artiste brésilien, mais perdait des ballons, un Nordin qui ne défendait plus, un Khazri qui reculait et un Aouchiche qui ne remportait pas un duel. Les joueurs de Puel étaient dès lors bousculés quinze minutes durant, concédant de nombreuses occasions franches. Curieux lorsque vous vous devez d'obtenir votre maintien et que vous avez si bien débuté la rencontre, menant même au score. On aura également constaté que les hommes de Puel, une fois le premier but du SB29, n'ont rien montré. Incapables de se révolter et d'aller chercher le petit point qui aurait changé la fin de saison. Psychologiquement, l'ASSE est encore malade.

Etienne Green, rescapé du gâchis ambiant

Sur la superbe égalisation de Charbonnier (66e, 1-1), d'un maître coup-franc enroulé aux 20 mètres, le jeune gardien des Verts ne peut pas faire grand chose. Si ce n'est constater les dégâts. Mais c'est surtout en première période qu'il s'est illustré, toujours aussi serein, dénué de quelconque signes de nervosité. Sa parade main gauche est décisive (20e) sur une reprise à bout portant de Charbonnier, sa sortie est autoritaire dans les airs (40e) et il demeure vigilant sur sa ligne (41e), avant d'être sauvé par la barre transversale (42e). Green est enfin impeccable sur une frappe de Cardona (46e). Et que dire de ses deux arrêts, au pied, en fin de match, devant Cardona (71e) et face à Honorat (76e). Problème, Green n'était guère soutenu par sa défense et s'inclinait, presque logiquement, sur un nouvel exploit de Charbonnier (1-2, 79e).

​Rater le break équivaut à une punition

A la 54e minute, conscient que son équipe subissait physiquement, Claude Puel décidait d'apporter du sang frais. Avec un triple changement, Khazri laissant sa place à Hamouma, Aouchiche à Monnet-Paquet et Nordin remplacé par Abi. Triople coup de poker qui aurait pu porter ses fruits. En effet, et face au but, Zaydou Youssouf ouvrait trop son pied gauche (56e), avant que Romain Hamouma, parfaitement servi par Taruco, ne pousse Larsonneur à une sublime parade après une reprise de volée du pied droit (64e). Deux minutes plus tard, Charbonnier égalisait. L'heure des Verts était passée. Plus aucune occasion sérieuse n'allait s'offrir à eux.