ASSE : Puel sur le départ, faut-il y vraiment croire ?
Claude PuelCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
DEBAT

ASSE : Puel sur le départ, faut-il y vraiment croire ?

« Faut-il croire à un départ de l'ASSE pour Claude Puel ? » : telle est la question de notre débat de la semaine...

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Non, il ne lâchera pas

« Les résultats fragilisent forcément Claude Puel et encore plus le départ de Xavier Thuilot. Puel avait imposé son ami à son arrivée. Au Conseil d'administration, il se retrouve désormais seul avec les deux présidents. C'est évidemment un coup dur pour lui. Puel était très proche de Thuilot, les deux hommes habitaient à côté l'un de l'autre, à La Talaudière. Mais de là à imaginer un départ du Castrais, non. Je ne le vois pas démissionner, s'asseoir sur un an et demi de contrat, surtout pas à son niveau de rémunération. Puel ne lâche jamais rien, il l'a déjà prouvé dans son parcours, à Lyon notamment où il avait Aulas à dos, ainsi que certains cadres du vestiaire. Et à l'ASSE aussi, avec Ruffier, dont il a eu la peau, coûte que coûte. L'autre départ possible, c'est sous la forme d'un licenciement. Mais là encore, c'est difficilement envisageable. Parce que Puel est protégé par son salaire. Parce que les caisses du club sont vides. Et parce qu'il y a déjà eu trois licenciements actés, ces derniers mois, avec Printant, Wantier et Ruffier. Plus le départ à l'amiable de Thuilot. Ce qui représente un coût déjà suffisamment important.»

Laurent HESS

Davantage depuis le départ de Thuilot

« Autant je n'imaginais pas un départ ou un limogeage de Claude Puel possible avant le départ du directeur général des Verts, autant je me dis qu'aujourd'hui tout devient possible. Pour la première fois depuis son intronisation au poste d'entraîneur de l'ASSE en 2019, Puel n'a plus la main au Directoire du club. Avec le départ de Thuilot, il n'y a plus que trois votes et les deux présidents Romeyer et Caïazzo ont clairement repris la main sur les décisions sportives.

Rien ne dit que, si les résultats ne s'améliorent pas, Claude Puel fasse prochainement l'objet d'un vote l'éjectant du Directoire et rognant clairement sur ses pleins pouvoirs. Comment vivra-t-il un tel désaveu de son projet ? Bien sûr, le Castrais a longtemps fonctionné dans l'adversité et il a toujours su tenir la barre seul, contre vents et marées, mais nulle part ailleurs qu'à Saint-Etienne il n'avait négocié un tel statut « tout-puissant ». Un retour en arrière serait dur.

Comme Laurent, je ne le vois pas démissionner et s'asseoir sur son confortable contrat. Je n'imagine pas non plus que l'ASSE se mettra davantage en danger économiquement en le licenciant mais, en matière de football, il ne faut jamais jurer de rien. Le départ de Xavier Thuilot acté dès le lendemain du match de Reims a quand même largement bousculé mes certitudes. »

Alexandre CORBOZ