ASSE : Robert Beric règle ses comptes avec Puel, il se lâche complet !
Robert BericCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
TACLE

ASSE : Robert Beric règle ses comptes avec Puel, il se lâche complet !

Dans un entretien à France Football à paraître mardi, Robert Beric tacle sévèrement Claude Puel, son ancien coach à l'ASSE...

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On savait que Robert Beric n'était pas un grand fan de Claude Puel, à l'origine de son départ de l'ASSE il y a un peu plus d'un an. Mais jusqu'ici, le Slovène avait plutôt fait dans la retenue au moment d'évoquer sa collaboration avec le Castrais. Mais dans l'entretien accordé à France Football, le ton change. « J’ai été triste de quitter Saint-Etienne car ce n’est jamais facile de quitter un club dans lequel tu es resté quatre ans et demi où tu as encore des amis, confie d'abord Beric. Tout se passait bien à Sainté, j’avais signé une prolongation de 3 ans en février 2019.  Puis nous avons eu des mauvais résultats et Ghislain Printant a malheureusement dû partir. Claude Puel est arrivé début octobre avec un tout autre projet, dont beaucoup de joueurs, dont moi, ne faisaient pas partie ».

L'aventure avait pourtant bien commencé avec ce but victorieux de l'attaquant, pour la première de Puel sur le banc contre Lyon (1-0), en toute fin de derby. « Quand j’ai marqué le but victorieux lors du derby, j’ai pensé que ma saison était lancée, se souvient Beric. Mais les 4 ou 5 matches d’après, je ne joue plus. Je décide d’aller lui demander des explications, et il me répond qu’il n’aime pas le genre d’attaquant que je suis, et qu’il ne me voit pas dans son équipe. Il m’a dit qu’il voulait un attaquant rapide, qui puisse dribbler et faire je ne sais quoi de plus, et qu’il souhaitait construire l’avenir autour de Charles Abi. Je lui ai répondu qu’il n’y avait aucune raison pour moi de rester, que je ne voulais pas m’assoir sur le banc pendant des mois avec un contrat jusqu’en 2022. J’ai pris ses mots comme un manque de respect. J’accepte le fait de ne pas faire partie des plans d’un entraîneur, c’est le football. Mais je n’ai pas aimé la manière… »

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« Les deux présidents ont donné tout le pouvoir à Claude Puel... Je suis surpris qu’il ait toujours autant de pouvoirs à Saint-Etienne malgré les résultats »

Et à Beric de préciser : « Il m’a dit qu’il voulait jouer le contre, avec une base de six ou sept joueurs défensifs, et des attaquants capables d’aller vite devant. Je ne suis pas ce genre de joueurs. La réalité, c’est que même avec des attaquants rapides, on avait beaucoup de mal à marquer dans ce schéma de jeu. Je lui en ai parlé, il m’a dit que ça allait arriver, que l’équipe était en progrès. Quels progrès ? Ils ont fini 17e et ils éprouvent encore des grosses difficultés à marquer cette saison. »

18e attaque de L1, l'ASSE, battue à Lorient hier (1-2), n'a plus que 5 points d'avance sur le barragiste, Nîmes, très loin des attentes suscitées par Puel, entraîneur le mieux payé de l'histoire de l'ASSE.

« Puel a changé beaucoup de choses cette année et le club a recruté un nouvel attaquant au mercato d’hiver. J’espère qu’ils vont avoir de meilleurs résultats. Roland Romeyer n’était pas content de me voir partir. Je pense qu’il m’aime bien et je l’aime en retour, c’est un vrai passionné du club. Mais bon, les deux présidents ont donné tout le pouvoir à Claude Puel... Je suis surpris qu’il ait toujours autant de pouvoirs à Saint-Etienne malgré les résultats ! », glisse encore Beric. Qui ajoute encore : « La position de Puel au sein du club a joué dans mon départ. J’ai eu l’impression qu’il resterait même si le club avait de mauvais résultats. Et c’est ce qui est arrivé. L’an dernier, il a de la chance que la saison s’arrête. Aujourd’hui il est dans la seconde partie du tableau et perd 5-0 dans le derby mais n’est même pas menacé. Ça me conforte dans l’idée qu’il restera au club jusqu’au terme de son contrat. »

« Il arrivait au début des séances comme un dictateur »

Selon l'attaquant de Chicago, Puel n'avait pas installé une bonne ambiance de travail à son arrivée. « De ce que j’ai expérimenté à l’entraînement, Puel donnait l’impression d’être sans émotion. Il arrivait au début des séances comme un dictateur en nous disant de faire ci et cela, sans jamais sourire. C’est un fonctionnement très différent de celui que j’avais connu avec Ghislain, Jean-Louis Gasset ou avec n’importe quel entraîneur avant lui. Puel a l’air difficile à vivre. » Ce qui n'empêche pas le Slovène de continuer de suivre les Verts... « J’essaie de regarder les matches des Verts tous les week-ends si je peux. C’est un peu comme une deuxième famille. Je suis très content que Jessy puisse jouer, il le mérite. Romain est un joueur fantastique avec beaucoup de technique. Je serais super content s’il venait à Chicago pour me faire des passes décisives ! (rires). Parmi les autres, Yvan Neyou est très bon aussi. »