Romain Hamouma
Romain HamoumaCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
CONFIDENCES

ASSE : sa blessure, sa forme, son avenir, le maintien en L1... Romain Hamouma en dit plus

Très bon depuis son retour à la compétition après plus de deux mois d'arrêt, Romain Hamouma, qui fêtera ses 35 ans à la fin du mois de mars, s'est confié sur sa saison et son avenir, ainsi que sur l'objectif maintien des Verts. Sa seule préoccupation du moment, soutient-il...

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But ! : Romain, comment avez-vous vécu cette période d'indisponibilité ?

Romain HAMOUMA : C'était long, 11 semaines. J'ai pris mon mal en patience. Ce n'est jamais évident d'être blessé, c'était d'autant plus compliqué que l'équipe était dans une mauvaise position. J'étais à l'écart du groupe, je me sentais inutile, je l'étais. Je me suis concentré sur ma rééducation, avec l'objectif de revenir au meilleur de ma forme.

 

Vous n'avez pas célébré votre but contre Montpellier. Pourquoi ?

J'ai intériorisé. C'était un soulagement de marquer dès mon retour. Je n'avais pas encore marqué cette saison. C'était frustrant. Pendant six mois je n'y suis pas arrivé et j'ai fini par me blessé. Marquer ce but, dans un match important... j'avais la rage.

 

On vous sent particulièrement bien depuis votre retour...

J'étais très heureux de revenir dans le groupe, de pouvoir jouer et apporter quelque chose. J'ai vécu pas mal de périodes compliquées avec l'équipe, ce n'est pas la première fois que l'on joue le maintien, mais je suis vraiment revenu avec cette volonté d'aider l'ASSE à se sauver. Ça me tient à cœur. Je suis revenu frais. Quelque part, je crois que ça m'a fait du bien de couper, psychologiquement.

 

Vous en aviez besoin ?

Je pense. J'ai vécu un début de saison difficile. Je voulais bien faire mais je n'y arrivais pas. Ce n'était pas simple. Avec ma blessure, j'ai pu souffler un peu. L'arrivée du coach a fait du bien aussi, mentalement.
 

Vous avez joué les Super Sub depuis votre retour...

Oui. Le coach insiste beaucoup sur la notion de groupe, sur ce qu'il attend des entrants. Il a raison. Ce maintien, c'est tous ensemble qu'on ira le chercher. Remplaçant ou titulaire, peu importe, il faut tout donner sur le terrain.
 

Vous avez plus de 20-25 minutes dans les jambes à présent ?

Heureusement ! Je ne suis pas un grand-père quand même ! C'est sûr qu'en revenant, je n'allais pas jouer 70 ou 90 minutes d'entrée. Mais là, ça va. Je suis là pour le collectif, peu importe mon temps de jeu. Je vais avoir 35 ans. Je n'ai pas les états d'âme d'un joueur de 20 ans. Je suis à la disposition du coach et je m'adapte.

 

Vous aviez prolongé tardivement l'été dernier, ce qui vous avait privé de la préparation...

Oui. J'ai dû jouer le dernier match amical, ou une mi-temps du dernier match amical, je ne me souviens plus. C'était une préparation compliquée. Je m'étais entraîné seul pendant l'été. Du coup, j'étais à la traîne. Et je n'étais pas en réussite. Je n'arrivais pas à apporter, je ratais même des choses simples. La blessure est arrivée à un moment où psychologiquement ce n'était pas top. Mais c'est derrière moi. Je suis là pour la dernière ligne droite, c'est ce qui compte.

 

Vous êtes en fin de contrat en juin, à nouveau. Avez-vous décidé de votre avenir ?

Non, pas encore. Pas du tout. Mon cas personnel, c'est un détail. On verra en temps voulu. Ce qui compte, c'est le maintien de l'ASSE.


 

« L'ambiance est super bonne entre nous. Il n'y a pas de clans. Ce n'est pas les jeunes d'un côté les vieux de l'autre. Pas du tout. »

 

Vous envisagez d'arrêter votre carrière ou non ?

Sincèrement je n'y pense pas. Je ne pense pas à mon avenir mais à celui du club, au maintien. Il n'y a que ça qui m'intéresse. Le reste dépendra de plein de choses, de ma capacité à faire encore des différences sur le terrain notamment. Mais ce n'est pas le plus important. On prendra le temps de la réflexion une fois le maintien en L1 acquis.
 

L'équipe va avoir besoin de votre expérience...

Elle va avoir besoin de tout le monde, des jeunes comme des anciens. Les jeunes apportent leur fougue et les moins jeunes sont là pour encadrer, pour gérer le vestiaire, les matches. Il faut un équilibre. L'ambiance est super bonne entre nous. Il n'y a pas de clans. Ce n'est pas les jeunes d'un côté les vieux de l'autre. Pas du tout. L'arrivée de nouveaux joueurs fait du bien aussi.

 

On sent qu'ils se sont vite intégrés...

Tout à fait. Ils se sont vite fondus dans le groupe. Les mecs sont vraiment sympas. Ils sont dans la mission. Un gars comme Paul (Bernardoni), on dirait qu'il est là depuis 15 ans. On est contents de les avoir avec nous.

 

« Je m'y retrouve. J'ai besoin de cette proximité. Je pense qu'elle fait du bien au groupe et même au club. Il avait peut-être besoin de ça, d'un électrochoc »
 

Vous avez vu partir plusieurs copains en fin de saison dernière...

Oui. Kévin (Monnet-Paquet), Mathieu (Debuchy) et Jessy (Moulin). C'était difficile. Ce sont des amis. En plus ils connaissaient le club par cœur, le hau niveau. J'étais triste.

 

Et inquiet ?

Oui. Un peu inquiet, c'est vrai.
 

Vous l'êtes toujours ?

Non. Les choses ont changé. Je sens un gros collectif et c'est comme ça qu'on va s'en sortir. Le coach a réussi à créer une unité collective.

 

Cela n'avait pas été le cas de Claude Puel ?

C'est difficile de parler d'un coach quand il n'est plus là. Chaque coach a sa méthode. Avec Pascal (Dupraz) l'approche est différente.

 

On sent que vous appréciez sa méthode, vous l'avez d'ailleurs dit...

Oui. Je m'y retrouve. J'ai besoin de cette proximité. Je pense qu'elle fait du bien au groupe et même au club. Il avait peut-être besoin de ça, d'un électrochoc. Le message passe plutôt bien. Les trois victoires consécutives ont redonné confiance au groupe. On n'est plus lanterne rouge. C'est bien. Mais il ne faut surtout pas se croire arrivés. La route est encore longue.

 

On vous sent confiant...

Oui. Il n'y a pas d'euphorie à avoir, mais je sais qu'on va se battre jusqu'au bout. On ne veut pas retomber au classement. Le groupe s'est étoffé, la confiance revient petit à petit et il y a un changement dans l'attitude.

 

Le match contre Metz s'annonce très important...

C'est une confrontation directe. Mais tous les matches seront très importants jusqu'au dernier. C'est très serré et il n'y a pas de vérité dans ce championnat. Il n'y a pas de petites équipes. On le voit avec Clermont qui vient de gagner à Nice et à Marseille. Nantes a battu Paris. Il ne faut pas calculer l'adversaire et jouer tous les matches à fond.

Pour résumer

Très bon depuis son retour à la compétition après plus de deux mois d'arrêt, Romain Hamouma, qui fêtera ses 35 ans à la fin du mois de mars, s'est confié sur sa saison et son avenir, ainsi que sur l'objectif maintien des Verts. Sa seule préoccupation du moment, soutient-il...

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS

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