par Laurent HESS
CONFIDENCES

ASSE : ses débuts en Guinée, sa saison, ses modèles... le jeune Saidou Sow s'est confié

Dans un entretien au site EVECT, Saidou Sow, le jeune défenseur guinéen de l'ASSE, lancée cette saison par Claude Puel, s'est présenté. Morceaux choisis.

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Son enfance en Guinée, son arrivée en France

« J'ai débuté le foot dans la rue en Guinée, avec des amis. J’ai commencé comme ça. Je ne me voyais pas forcément devenir footballeur professionnel à ce moment-là. Dans ma famille, c’étaient plus les études.A 8 ans j’ai rejoint ma mère ici. C’était différent mais franchement je me suis adapté très vite. »

 

Ses premiers clubs, Gagny et Neuilly-sur-Marne

« J’ai gagné la Coupe 93 avec Neuilly. C’est un très grand souvenir car c’était au Stade au France. C’est le premier grand trophée que j’ai gagné. C’était fou, c’était un rêve. J’étais attaquant mais un jour, un défenseur était blessé, je me suis proposé et j’ai dit "si vous voulez, je vais en défense et après je retourne en attaque". Mais je suis parti en défense et je ne suis jamais remonté. Je ne regrette pas. Je suis très bien dans l’axe. J’ai de bonnes sensations. »

 

Son arrivée à l'ASSE

« Il y avait un tournoi à Neuilly. Je me rappelle, on était en demi, et on m’a dit "il y a le recruteur de Saint-Etienne, il t’aime bien". C’était Ludovic Paradinas. Je connaissais Saint-Etienne parce que c’était un grand club. Deux trois jours après, on m’a appelé pour me dire qu’il y avait des détections à Saint-Etienne. Je suis venu ici avec William Saliba. On a fait un match et sur le chemin du retour on m’a informé qu’ils voulaient que je signe. »
 

Conseillé par KTC
« J’ai fait plusieurs détections. Mais l’ASSE c’est un grand club. Et puis il y a Kévin Théophile-Catherine, qui connaissait les gens de Neuilly, qui m’a conseillé de venir ici. Je ne regrette pas du tout mon choix. »

 

Son arrivée dans le groupe pro

« Il y a d’abord eu un contrat professionnel. Franchement, j’étais choqué. Derrière, je reprends avec la réserve. Je me suis dit que l’objectif était de monter le plus vite possible avec les professionnels. J’y pensais mais je ne pensais pas que ça allait arriver aussi rapidement »

 

Son baptême du feu à Lens

« J’étais stressé quand même. Timothée Kolodziejczak a pris un rouge. J’étais sur le banc, quand il a fait la faute, on m’a dit d’aller m’échauffer. J’avais le coeur qui battait fort mais je me suis dit que c’était ce que j’avais toujours voulu. »

 

Sa saison

« Je suis très content. Mes performances, je peux toujours m’améliorer, mais mon temps de jeu, j’en suis très heureux. Qui s’attendait à ça ? En six mois, passer de stagiaire à jouer avec les professionnels en Ligue 1… C’est un plus, autant saisir sa chance. Ce n’est pas plus compliqué de débuter en Ligue 1 dans une équipe qui joue le maintien. Il y a des joueurs expérimentés qui connaissent ce niveau, qui nous mettent à l’aise. »

 

Sa relation avec Claude Puel

« Il me parle beaucoup, il me donne beaucoup de conseils. Quand je fais un truc qui n’est pas bien, il vient me voir à la fin de l’entraînement pour me dire ce que je dois faire. Il me dit où je dois progresser. C’est un très bon coach. »

 

Ses exemples et modèles

« Fofana et Saliba, ce sont des joueurs que j’ai vus en formation, que j’ai vus grandir. J’étais avec eux au centre. Je vois où ils sont actuellement, ce sont des exemples. Il n’y a pas de pression à passer derrière eux. Je fais mon chemin. Le joueur qui m’inspire le plus, c'est Thiago Silva. C’est un exemple pour moi. Et ici, j'échange avec tout le monde. Harold, Kolo… On discute souvent entre nous. »