Stéphane Ruffier (ASSE)Credit Photo - Icon Sport
par Bastien Aubert
VÉRITÉS MARQUÉES ?

ASSE : un grand déballage de Ruffier pourrait faire très mal aux Verts

Licencié par l’ASSE début janvier, Stéphane Ruffier (34 ans) s’est relancé comme éducateur du côté de Bayonne. Pourra-t-il un jour prendre la parole pour s’expliquer ?

Stéphane Ruffier laissera un souvenir mitigé à l’ASSE. Plus de deux semaines après son licenciement, le gardien basque restera comme un maillon fort stéphanois de ces dix dernières années avant d’en être l’un des plus gros gâchis sur la fin. Invité de RMC Sport mercredi soir, Claude Puel a commenté sans doute pour la dernière fois ce dossier sensible du club ligérien.

 

Alonzo défend Ruffier

« Je m'en tiens à la gestion d'un groupe, a-t-il affirmé. Il y a un joueur qui n'a pas accepté d'être remplacé pour un match et ça a pris des proportions que ça n'aurait jamais dû prendre. Dans un club, l'aspect sportif doit être respecté par tout un chacun, c'est une discipline collective. Les décisions ont été prises en comité directeur comme il se devait. » Du côté de Ruffier, le silence radio est de mise puisque son cas passera devant la justice ces prochains mois. Pour autant, le mutisme sera-t-il une option viable jusqu’à la fin des temps ? Jérôme Alonzo souhaiterait que non, pour avoir en fin les deux sons de cloche. 

« J'attends avec impatience que Stéphane nous livre un jour sa vérité »

« On n’est pas dans les vestiaires, on n’a pas tous les tenants et les aboutissants. Mais si Stéphane Ruffier était un sale mec, si 15 personnes m’avaient dit que c’était un sale mec, je le saurais depuis 20 ans, a-t-il expliqué sur La Chaîne L’Équipe. Dans le milieu, quand il y a des sales types, on les connaît. Stéphane n’en fait pas partie, et je n’ai rien à vendre, ce n’est pas un ami. Cette histoire me dérange beaucoup parce que c’est un gardien de qualité qui avait encore trois, 4 ou 5 belles saisons à offrir dans un bon club en L1. Sportivement, je ne trouve pas que Saint-Etienne s’y soit retrouvé. C’est nébuleux. Et c’est un joueur qui t’a ramené sur le devant de la scène quasiment à lui tout seul. C’étaient quand même 10, 12 ou 13 points par saison. Claude Puel défend son bifteck en disant : “moi j’ai rempli mon rôle de manager en détachant du groupe un joueur qui faisait du mal.” Ce n’est pas son genre, mais j’attends avec impatience que Stéphane nous livre un jour sa vérité. »