FC Metz-ASSE (2-0) : pourquoi les Verts courent à la catastrophe
Credit Photo - ICON SPORT
par Benjamin Danet
8e journée de Ligue 1

FC Metz-ASSE (2-0) : pourquoi les Verts courent à la catastrophe

L'ASSE se déplaçait sur le terrain du FC Metz pour le compte de la 8e journée de la Ligue 1. Avec beaucoup de blessés. Résultat, une énième prestation sans relief et une quatrième défaite consécutive.

Claude Puel, l'entraîneur de l'ASSE, n'avait encore jamais connu quatre défaites consécutives depuis son arrivée dans le Forez il y a un an. C'est chose faite. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela est normal au regard de la très faible prestation de ses troupes à Saint-Symphorien face au FC Metz. 45 premières minutes très pauvres, une seconde période sans relief et sans réelles occasions de but. Les Verts descendent au classement. Mais jusqu'à quand ?

Un début de match (encore) catastrophique

Au cours de la semaine, Claude Puel et ses joueurs ont tenté d'analyser leur débuts de match ratés. Comme ce fut le cas, notamment, à Lens (0-2) et face à Nice (1-3). On se demande, au bout du compte, à quoi ont servi les diverses réunions. Car, une fois encore, l'ASSE est passée au travers, et totalement même, sur la pelouse de Sain-Symphorien. Certes, les Messins ont joué haut, certes ils ont pressé, mais que de lacunes techniques, que de mauvais placements et de mauvais choix chez les jeunes stéphanois vingt-cinq minutes durant. Résultat, il n'en fallait guère plus pour que le FC Metz, sur coup-franc, prenne logiquement l'avantage. Un but (signé Boulaya) que l'on doit même à une énième erreur des Verts, Denis Bouanga lâchant le mur on ne sait pour quelle raison. Le foot se joue sur des détails et les jeunes Verts ont du mal à l'assimiler. 

La poisse est bien là

​Les supporters des Verts l'avaient oublié. C'est redevenu d'actualité. Les jours passent et les joueurs de l'ASSE se blessent les uns après les autres. Après Maçon, en équipe de France espoirs, et out pour la saison, après Abi, Nordin et Debuchy blessés depuis plusieurs semaines, Claude Puel a également perdu sa recrue, le Grec Panagiotis Retsos (remplacé par le très jeune Tshibuabua) qui s'est blessé tout seul à l'adducteur. On craint déjà la durée de son indisponibilité. Et lorsque les pépins physiques ne suffisent pas, les petits gestes aux grandes conséquences font également leur apparition. Comme le (très) malheureux CSC de Sissoko qui donne le but du break au FC Metz alors que l'ASSE venait de rater l'égalisation (sa seule occasion du match) sur une tête non cadrée de Tshibuabua.

 

Des cadres, mais quels cadres ?

On le sait, la volonté de Claude Puel est de rajeunir l'effectif et de lancer dans le grand bain de futurs talents. Pourquoi pas, même si on cherche encore les futurs talents. Problème, les cadres supposés, qui doivent épauler ces jeunes, sont aux abonnés absents. Denis Bouanga ? Transparent tout au long des 45 premières minutes, ratant tous ses duels. Adil Aouchiche, qui a 18 ans mais qui est annoncé comme un futur tout bon ? On ne l'a pas vu. Yvan Neyou ? Le Camerounais n'a vraiment pas eu l'influence escomptée. Retsos ? Moins à la fête que contre Nice, pas vraiment aidé, il est vrai, par une défense qui ne cessait de prendre l'eau. Khazri, rentré en seconde période ? Il se situe au milieu de terrain et non devant, ne parvenant jamais à créer le danger et le surnombre. Il n'est au fond que Romain Hamouma qui tente et qui se démène. Sans trop de réussite, certes. Mais il a au moins le mérite d'essayer, lui....

Puel va-t-il comprendre ?

Lors de la retransmission du match sur Téléfoot, il était intéressant d'entendre les propos de Florent Balmont, l'ancien milieu de terrain à la retraite. Un Balmont qui ne remet pas en cause la jeunesse de l'ASSE, étant même assuré que cela portera ses fruits dans quelques temps. En revanche, et l'ancien dijonnais l'a souligné, les Verts manquent cruellement de technique au milieu de terrain. Incapables qu'ils sont de ressortir proprement un ballon et de le donner dans de bonnes conditions aux attaquants. Puel, qui préfère se passer de Boudebouz, et ne pas mettre Aouchiche au coeur du jeu, va-t-il persévérer dans ses choix ? Peut-être. Seule certitude, son équipe manque cruellement d'expérience. Et bientôt de points. La Ligue 1 est impitoyable et ne lui laissera pas des semaines pour mettre son projet en place.